L’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis du Bénin (Anracs) a procédé, jeudi 18 juin 2026 à Ahozon, dans la commune de Ouidah, à l’incinération de plusieurs stupéfiants et substances psychotropes saisis sur le territoire national. Parmi les produits détruits figuraient notamment 95 kilogrammes de cocaïne provenant d’une récente saisie effectuée au Port autonome de Cotonou.
L’opération s’est déroulée sur le site de la Société de gestion des déchets et de la salubrité (SGDS) sous la supervision des autorités judiciaires. Magistrats, représentants du ministère de la Justice, agents de la Police républicaine et militaires ont participé à cette destruction sécurisée des produits illicites.
Une importante saisie de cocaïne retirée définitivement du circuit
Selon les explications fournies par le directeur général de l’Anracs, Raynier Florent Gnansomon, les substances détruites provenaient de différentes opérations menées dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.
Le lot comprenait plusieurs catégories de produits prohibés, dont du cannabis, des substances psychotropes et de la cocaïne. Les 95 kilogrammes de cocaïne incinérés avaient été saisis récemment au Port autonome de Cotonou lors d’une opération de surveillance ciblée.
Cette quantité correspond à une prise réalisée entre les 16 et 17 mai 2026 par l’Unité spéciale de Police fluviale et maritime (USPFM). Les agents avaient découvert cinq ballots de cocaïne dissimulés dans la crépine d’un navire porte-conteneurs battant pavillon étranger. Après analyses, le poids de la cargaison avait été estimé à plus de 90 kilogrammes avant sa remise à l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs (Ocertid) pour les besoins de l’enquête.
Cannabis et produits psychotropes également détruits
Outre la cocaïne saisie au port, l’Anracs a fait détruire d’importantes quantités de cannabis ainsi que divers produits psychotropes récupérés lors de procédures judiciaires et d’opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon l’agence, la destruction de ces substances vise à empêcher leur réintroduction dans les circuits criminels et à garantir l’exécution des décisions prises dans le cadre des procédures engagées contre les trafiquants.
Une opération menée sous haute sécurité
L’incinération a été réalisée dans un environnement sécurisé à Ahozon, sur un site adapté au traitement de ce type de produits. Un dispositif composé d’éléments de la Police républicaine et des Forces armées béninoises a été déployé pour assurer le convoyage, la surveillance et la destruction des substances saisies.
« Leur destruction constitue l’une de nos prérogatives », a rappelé Raynier Florent Gnansomon, soulignant que l’Anracs est chargée du traitement des biens saisis et confisqués dans les affaires liées à la criminalité organisée. Les produits détruits ce 18 juin ont ainsi été définitivement retirés des scellés judiciaires et des circuits illicites, conformément aux procédures prévues par les autorités compétentes.



