La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, lundi 15 juin 2026, le dossier d’un homme poursuivi pour harcèlement par le biais d’un système électronique et escroquerie via internet. À l’issue des débats, le ministère public a requis une peine de sept ans de prison ferme et une amende d’un million de francs CFA.
Selon les éléments présentés devant la chambre correctionnelle, le prévenu est accusé d’avoir exercé pendant plusieurs années des pressions sur son ancienne compagne à partir d’images intimes la concernant. D’après l’accusation, ces contenus étaient transmis à la victime par l’intermédiaire d’un ami commun. La femme concernée, aujourd’hui mariée et mère de famille, aurait continué à entretenir des échanges avec son ancien compagnon afin d’éviter la diffusion de ces images sur les réseaux sociaux.
Des éléments de cybercriminalité découverts lors de l’enquête
Les investigations ont été conduites par les agents du Centre national d’investigations numériques (CNIN). Au cours de l’exploitation du téléphone portable du prévenu, les enquêteurs auraient découvert d’autres éléments susceptibles de caractériser des faits d’escroquerie en ligne.
Selon les déclarations rapportées à l’audience, ces constatations ont conduit les enquêteurs à retenir également des faits liés à la cybercriminalité. Le prévenu a finalement été interpellé dans un quartier de Cotonou. Son arrestation est intervenue alors qu’il se trouvait dans un restaurant de la zone de Zogbo, d’après les éléments évoqués devant la juridiction.
Le prévenu conteste les accusations
Face aux juges, l’homme a rejeté l’ensemble des faits mis à sa charge. Il a déclaré ne pas comprendre l’origine des poursuites engagées contre lui. Pour sa défense, il a soutenu qu’un ami commun aurait eu accès à son téléphone portable et serait à l’origine de la récupération des images intimes de son ancienne compagne. Cette version a été contestée par le ministère public.
Le substitut du procureur a estimé que les éléments du dossier permettaient de caractériser les infractions poursuivies. Selon les réquisitions présentées à l’audience et rapportées par Libre Express, le représentant du parquet a demandé à la cour de retenir le prévenu dans les liens de la prévention pour harcèlement par communication électronique et escroquerie via internet.
Délibéré attendu en juillet
L’ancienne compagne du prévenu a indiqué à la juridiction qu’elle ne souhaitait pas se constituer partie civile. Elle n’a formulé aucune demande de dommages et intérêts. Après avoir entendu les différentes parties, la chambre correctionnelle de la CRIET a renvoyé le dossier en délibéré. La décision de la juridiction est attendue le 13 juillet 2026. Jusqu’au prononcé du jugement, le prévenu bénéficie de la présomption d’innocence, conformément aux principes de la procédure pénale.




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