Bénin: le Niger veut une cellule bilatérale de renseignements et pose deux autres conditions

Le Niger a présenté plusieurs préalables sécuritaires dans le cadre des négociations sur la réouverture de la frontière avec le Bénin. Parmi eux, la création immédiate d’une cellule bilatérale de renseignements ainsi que deux autres conditions. Ces exigences ont été formellement notifiées le 20 juin à Cotonou par une délégation nigérienne conduite par le général de division Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur du Niger, à l’issue des travaux techniques bilatéraux.

Le ministre béninois du Tourisme, du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé a accueilli favorablement cette visite, y voyant une étape susceptible de « concrétiser la volonté des deux chefs d’État » — le général d’armée Abdourahamane Tiani et le président Romuald Wadagni — dans le processus de normalisation des relations entre les deux voisins.

La cellule de renseignements, clé de voûte des exigences nigériennes

Niamey pose deux préalables sécuritaires qu’il présente comme indispensables. Le premier est la signature d’un accord formel de défense et de sécurité, qui devrait consacrer le principe de non-utilisation du territoire de l’un des deux États pour mener des actions hostiles contre l’autre. Le second porte sur la transparence militaire : le Niger réclame des informations précises sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité de ses frontières. Pour rendre cette transparence opérationnelle, Niamey exige la création de la cellule de renseignements conjointe.

Un rapprochement diplomatique enclenché depuis début juin

Ces exigences font suite à un processus ouvert le 2 juin 2026, lorsque Romuald Wadagni s’était rendu à Niamey — neuf jours après son investiture — pour une première visite officielle. Les deux chefs d’État avaient signé un communiqué conjoint en neuf points et mis en place un comité d’experts chargé d’examiner les conditions de réouverture de la frontière, fermée depuis le coup d’État de juillet 2023 au Niger.

Le 16 juin, un second communiqué avait acté les conclusions du premier cycle de travaux techniques. Les délégations des deux pays avaient transmis leurs rapports aux chefs d’État respectifs et annoncé une réunion de consolidation avant la fin de semaine.

La notification du 20 juin par le général Toumba représente la réponse officielle de Niamey, conditionnant désormais toute avancée à la satisfaction de ses exigences sécuritaires. Le rapport commun des experts doit être soumis aux deux présidents, tandis qu’une visite de réciprocité du général Tiani au Bénin reste à planifier par voie diplomatique.

14 réflexions au sujet de “Bénin: le Niger veut une cellule bilatérale de renseignements et pose deux autres conditions”

  1. Je n approuve pas le côté arro gant des nig eriens..même si je comprends leur crainte pour leur sécurité
    Le Bénin est un pays souverain..et cela impose des égards à notre pays
    Dire ou parler de conditions non négociables..c c’est pas cor rect
    Ils ont plus besoin de nous que le contraire..

    Répondre
    • ce sont des expressions de presse,
      aucun des deux pays ne peut imposer qoui que ce soit à l’autre,
      chacun a besoin de l’autre, ce n’est pas le lieu de mettre les uns au dessus des autres.
      le Niger et le benin ont survécu 3 ans les frontière fermées

      Répondre
      • Waohh ils disent conditions non négociables et toi tu dis c’est expression de presse ? Vas à l’école STP lumumback alias avouhan

        Répondre
  2. Conditions-mêmes sont etonnees.
    Juste un scoop com pour que Tiani sauve la face devant les moutons AES et leurs supplétifs avouhan alias lumumback, adjinakou kla et autres au Bénin. N’est ce pas ce même Tiani qui avait annulé l’accord de sécurité entre nos 2 pays? Et où sont passées toutes ces bases militaires françaises au Bénin? N’EST-CE pas le Niger qui a maintenu le pont de malanville bloqué de son côté? Bénin a dépassé ce niveau. L’essentiel est de signer cet accord juste pour le bien des deux populations.

    Répondre
    • Mon cher paysan, l’art de négociations ce de n’est pas tourner le coutau dans la plaie, des deux côtés il y a eu des erreurs cest pour cela qu’on ne revient sur tous les sujets mais juste essayer d’avancer ensemble pour le bien de populations.
      je trouve l’attitude de nos deux présidents dignes, et JE TIENS A RENDRE HOMMAGE A TALON CAR IL A AMENER WADAGNI POUR FAIRE CE QUE LUI NE POUVAIT PAS FAIRE CAR IL ETAIT TRES INFEODÉ A LA FRANCE

      Répondre
      • Qui remue le couteau dans la plaie ici ce n’est ton mentor Tiani. Tu parles d’art de négociation à qui alors, en tout pas à ce paysan? Qu’est-ce que ça donnerait si le Bénin est encore dans les egos et émotions commeeux??

        Répondre
        • Tu a l’air d’oublier l’histoire cher paysan, tout est parti de la fermeture de la frontière par Talon, bloquant nos vivres et médicaments et même des blindé s pour lutter contre le terrorisme, ça nous a fait énormément du mal surtout venant du Bénin.
          tu sais où ils sont les blindés? les français les ont confisqués

          Répondre
    • ……les moutons AES et leurs supplétifs avouhan alias lumumback, adjinakou kla
      Merci Paysan pour ces répérages qualificatifs permettant d’identifier Avouhan alias lumumback , Adjinakou Xla Xla , des vrais djanga djanga

      Répondre
  3. TCHIANI A GAGNé 4 ETOILES EN 2 ANS….or les vrais officiers sont encore des caporaux à Niamey

    Répondre
    • adjoint hé pardon Adognon hé yako ai.do.go.non tu parles de Tchiani, vrai homme qui a été sur tous les fronts sur lesquels il y avait des conflits alors un peu de respect

      Répondre
      • Lumumb@ck alias Avouhan
        Vous affirmez guinament: « il va sur les fronts  » Oui mais il y va , après les bombardements et tueries des criminos…..juste pour dire:
        « nous présentons nos condoléances nationales les plus attristées aux familles….les familles seront décorées… »
        c’est tout….après la familles endeuillées n’ont plus de revenus, les enfants ne vont plus à l’école….

        Répondre
        • non vous ne comprenez rien mon cher adjoton, il a été soldat sur le terrain a lutter contre boko haram, pour la paix en côte d’ivoire et au congo, c’est factuel.
          Avant que tchiani n’arrive combien de soldats sont morts???? me au Bénin combien en sont morts ???

          Répondre
          • Tiani, »….. il a été soldat sur le terrain a lutter contre boko haram, pour la paix en côte d’ivoire et au congo, c’est factuel….que des rêveries….
            Je le voyais à Cocody et Yopougon, Abobo Gare dans les garbadromes pendant que les autres étaient au front…., donc arrête tes balivernes LumumGb@ck….

Laisser un commentaire