Quatre individus ont été interpellés le dimanche 14 juin 2026 à Bohicon pour une tentative présumée de corruption visant un magistrat en fonction au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey. L’information a été rendue publique par la Police républicaine sur sa page Facebook.
Selon les précisions fournies par l’institution policière, l’opération a été menée par l’Antenne régionale Centre de la Brigade criminelle après un signalement effectué par le magistrat concerné.
Un juge sollicité pour influencer une procédure judiciaire
D’après le récit publié par la Police républicaine, l’affaire trouve son origine dans un litige judiciaire opposant une collectivité à deux autres parties devant une juridiction d’Abomey.
Un homme présenté comme juriste de formation et défenseur des intérêts de cette collectivité aurait multiplié les démarches auprès d’un magistrat afin qu’il intervienne auprès du juge chargé du dossier. L’objectif présumé était d’obtenir une décision favorable à la collectivité engagée dans la procédure.
Toujours selon la Police républicaine, l’intéressé aurait proposé une somme d’un million de francs CFA, présentée comme une contribution réunie par les membres de la collectivité concernée, pour influencer l’issue du procès.
Une opération déclenchée après l’alerte du magistrat
Face aux sollicitations répétées, le magistrat aurait refusé toute proposition et entrepris d’alerter les services compétents. La Police républicaine indique que cette dénonciation a permis à l’Antenne régionale Centre de la Brigade criminelle de mettre en place un dispositif destiné à identifier et interpeller les personnes impliquées.
L’intervention a conduit à l’arrestation du principal suspect ainsi que de trois autres personnes soupçonnées d’avoir participé à la tentative de corruption. Les quatre individus ont été appréhendés à Bohicon dans la soirée du 14 juin.
Une procédure judiciaire en cours
Les personnes interpellées sont actuellement placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette affaire. Selon la Police républicaine, elles devront être présentées au procureur de la République afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
Au Bénin, la corruption d’agents publics est réprimée par le Code pénal et peut donner lieu à des peines d’emprisonnement ainsi qu’à des sanctions financières. Les suites judiciaires de ce dossier dépendront des conclusions de l’enquête et des décisions qui seront prises par le parquet compétent après la présentation des suspects.



