L’Université Euromed de Fès (UEMF) a annoncé ce 9 juin, avoir conservé sa place de première université du Maroc dans l’édition 2026 du Round University Ranking (RUR). L’établissement, basé à Fès, occupe ce rang national pour la deuxième année consécutive dans ce classement international. Selon le communiqué de l’université, le classement RUR évalue les établissements d’enseignement supérieur à l’échelle mondiale sur la base de plusieurs critères, notamment la qualité de l’enseignement, la recherche scientifique, l’impact des publications académiques et l’ouverture internationale.
Une université qui mise sur la recherche et l’internationalisation
L’UEMF attribue ce résultat à son modèle académique axé sur la recherche, l’innovation et la coopération internationale. L’établissement indique accueillir des étudiants issus de 52 nationalités et mettre l’accent sur le multilinguisme ainsi que sur la mobilité des étudiants et des enseignants.
L’université souligne également que huit de ses enseignants-chercheurs figurent dans le classement Stanford-Elsevier recensant les 2 % de scientifiques les plus cités au monde, un indicateur souvent utilisé pour mesurer l’influence des travaux de recherche au niveau international. Le Round University Ranking est publié chaque année et compare plusieurs centaines d’universités à travers le monde à partir d’indicateurs relatifs à l’enseignement, à la recherche et à l’internationalisation.
Des performances reconnues malgré les défis du système universitaire marocain
Cette distinction intervient alors que la qualité de l’enseignement supérieur au Maroc fait régulièrement l’objet d’évaluations contrastées. Si certaines universités et écoles du royaume améliorent leur visibilité dans les classements internationaux, plusieurs rapports ont relevé des difficultés persistantes touchant une partie du système public.
Dans son étude économique consacrée au Maroc publiée en 2024, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) relevait notamment des problèmes liés à l’adéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché du travail, ainsi qu’un niveau de chômage élevé parmi certains diplômés de l’enseignement supérieur.
Les classements internationaux comme le RUR reposent principalement sur des indicateurs académiques et scientifiques. Ils mesurent la production de recherche, son impact et le degré d’ouverture internationale des établissements, sans évaluer directement l’ensemble des conditions d’enseignement ou l’insertion professionnelle des diplômés à l’échelle nationale.
Une confirmation attendue dans les prochains classements internationaux
L’UEMF entend désormais consolider sa position dans les classements mondiaux. Les prochaines publications des principaux palmarès universitaires internationaux, dont QS World University Rankings et Times Higher Education, permettront de mesurer l’évolution de son positionnement face aux autres établissements africains et internationaux au cours des prochains mois.



