Mondial 2026 : mené, le Brésil renverse le Japon à la 95e minute et file en 8es de finale

Un but en or à la dernière seconde, une qualification arrachée au forceps : le Brésil a évité une élimination précoce en renversant le Japon (2-1), ce lundi 29 juin au NRG Stadium de Houston, dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. C’est le remplaçant Gabriel Martinelli, lancé par Bruno Guimarães, qui a inscrit le but libérateur à la 90e+5 minute, d’une frappe enroulée qui a fait poteau rentrant sur Zion Suzuki.

Un Japon héroïque qui fait douter la Seleção

Rien ne s’est passé comme prévu pour les quintuples champions du monde, entraînés par Carlo Ancelotti. Dominateurs en termes de possession — près de 74% dans le premier acte — les Brésiliens se sont retrouvés menés à la 29e minute sur une action individuelle de toute beauté : Kaishū Sano a intercepté le ballon au milieu de terrain avant de fusiller Alisson du pied droit.

Sonnée, la Seleção a poussé en deuxième mi-temps et a arraché l’égalisation à la 56e minute par Casemiro, opportuniste de la tête au second poteau après un arrêt miraculeux de Suzuki sur la première tentative. Mais le gardien nippon, auteur d’un match de très haut niveau, a continué de repousser les assauts auriverde — dont un numéro de Vinícius Júnior, dont la frappe a heurté le montant. L’attaquant du Real Madrid, qui court après le record de buts sur une seule édition du Mondial — partagé entre Jairzinho (1970, 7 buts), Ronaldo (2002, 8 buts) et Neymar (2014, 4 buts avant blessure) — a de nouveau été muselé dans les grands moments.

Martinelli, l’homme providentiel du bout du suspense

Alors que les prolongations semblaient inévitables, Guimarães a trouvé Martinelli entre deux défenseurs japonais dans le temps additionnel. La frappe enroulée de l’attaquant d’Arsenal a effleuré Suzuki avant de rentrer, offrant à la Seleção sa qualification pour les huitièmes de finale dans un NRG Stadium en délire.
Ce scénario d’une dernière seconde rappelle un précédent brésilien marquant : en 1994, Bebeto avait délivré le Brésil face aux États-Unis au même stade de la compétition, également à la suite d’un début de match poussif. Neymar n’a pas joué lors de cette victoire du Brésil contre le Japon (2-1).

Un parcours construit sur la solidité, une suite plus périlleuse

Ce huitième de finale sanctionne un chemin en poules sans éclat mais efficace pour le Brésil. Versés dans le groupe C aux côtés du Maroc, de l’Écosse et d’Haïti, les Brésiliens avaient concédé le nul inaugural face aux Lions de l’Atlas (1-1), avant de s’imposer sans trembler contre Haïti (3-0) grâce à un doublé de Matheus Cunha et un but de Vinicius, puis contre l’Écosse (3-0). Premiers du groupe avec 7 points, à égalité avec le Maroc mais devant à la différence de buts.

Le Japon, lui, avait réalisé une phase de poules solide dans le groupe F : nul face aux Pays-Bas (2-2), large victoire contre la Tunisie (4-0) et nul face à la Suède (1-1). Invaincus, les Samouraïs Bleus abordaient ce seizième fort d’une série de dix matchs sans défaite toutes compétitions confondues, et d’un succès en amical contre le Brésil en octobre 2025 (3-2). Ils s’inclinent et restent toujours sans victoire en phase à élimination directe de Coupe du monde.

En huitièmes de finale, le Brésil affrontera le vainqueur du choc Côte d’Ivoire – Norvège. Selon le tableau de la compétition, ce vainqueur sera le prochain obstacle sur la route de la Seleção, qui jouera son match le 5 juillet au New York New Jersey Stadium pour tenter de rallier les quarts de finale.

Laisser un commentaire