Or : le Burkina enregistre plus de 6 milliards $ en six mois avec les nouvelles mesures

Le Burkina Faso a vu transiter plus de 55 tonnes d’or par ses circuits officiels au cours du premier semestre 2026. À la valeur actuelle du métal, ce volume est estimé à plus de 6 milliards de dollars, selon les chiffres présentés par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières lors de l’évaluation à mi-parcours de son contrat de performance 2026.

D’après les autorités burkinabè, les mines industrielles ont produit 26 tonnes d’or fin entre janvier et juin. Dans le même temps, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a acheté près de 29 tonnes auprès des exploitants artisanaux et semi-mécanisés. Le ministère a indiqué que le taux global d’exécution de son programme atteignait 61,7 % au 30 juin.

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Plus de 55 tonnes d’or enregistrées

Les données communiquées par le gouvernement montrent que les volumes issus des mines industrielles et ceux collectés par la SONASP dépassent ensemble 55 tonnes d’or enregistrées par les circuits officiels durant les six premiers mois de l’année.

Selon les autorités, cette quantité représenterait une valeur supérieure à 6 milliards de dollars sur la base d’un cours d’environ 3 400 dollars l’once troy. Ce montant correspond à une estimation de la valeur de marché du métal et non aux recettes publiques directement perçues par l’État.

Le ministère a également précisé que la SONASP avait déjà atteint environ 64 % de son objectif annuel d’acquisition, fixé à 45 tonnes d’or auprès des producteurs artisanaux et semi-mécanisés.

Des réformes pour renforcer le contrôle du secteur

Les autorités poursuivent plusieurs réformes destinées à accroître la présence de l’État dans la filière aurifère. Selon le ministère, neuf nouvelles coopératives minières artisanales ont été créées dans différentes régions et quatre corridors miniers ont été délimités afin d’organiser les activités entre exploitations industrielles et artisanales.

Le gouvernement affirme également renforcer les opérations de contrôle de la production grâce aux opérations de coulée, de pesage et de conditionnement de l’or. L’objectif affiché est de limiter les circuits illicites et d’améliorer la traçabilité du métal. Les travaux de cartographie géologique se poursuivent aussi afin d’affiner la connaissance des ressources minières du pays.

Les projets portés par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), créée pour accroître la participation publique dans le secteur, continuent également d’être développés. Selon le ministère, « les opérations de contrôle se poursuivent » afin de renforcer la surveillance de la production nationale.

L’or reste le principal moteur des exportations

Le Burkina Faso figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest. Le secteur aurifère constitue la première source d’exportation du pays et demeure un pilier de son économie.

La hausse des cours mondiaux de l’or observée en 2026 accroît la valeur de la production des pays producteurs. Dans ses récentes analyses économiques, la Banque mondiale estime que cette conjoncture offre au Burkina Faso une opportunité pour consolider ses finances publiques et poursuivre les réformes engagées dans le secteur minier. De son côté, le ministère affirme vouloir « renforcer la participation de l’État » tout en poursuivant les mesures destinées à formaliser l’exploitation artisanale et à réduire la contrebande d’or.

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