Nucléaire iranien : la France propose son aide à Trump dans les négociations

Le président français Emmanuel Macron a proposé lundi 1er juin, l’aide de Paris dans les négociations entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien. Dans un message publié sur X, le chef de l’État a indiqué avoir échangé la veille avec Donald Trump au sujet de la situation au Moyen-Orient.

Macron salue les efforts du président américain pour parvenir à un accord, qu’il qualifie d’ « opportunité unique de construire un nouveau cadre de sécurité » régional. La France se dit prête à « apporter son expertise et ses capacités aux négociations plus larges qui doivent s’ouvrir, en particulier sur le volet nucléaire ».

Un cessez-le-feu en suspens, le nucléaire au cœur du blocage

La proposition française intervient à un moment critique. Depuis les frappes militaires américano-israéliennes conduites en Iran le 28 février 2026, un cessez-le-feu précaire est en vigueur. Fin mai, les négociateurs des deux pays ont élaboré un accord-cadre visant à prolonger cette trêve de 60 jours et à ouvrir des discussions sur le dossier nucléaire, mais Donald Trump ne l’a pas encore entériné, selon des sources américaines citées par Axios.

Le programme nucléaire iranien constitue le principal obstacle aux pourparlers. Washington exige que Téhéran s’engage à ne jamais se doter de l’arme atomique. L’Iran rejette cette condition, affirmant que ses activités nucléaires ont une vocation exclusivement civile. Les négociateurs iraniens ont publiquement déclaré n’accorder aucune confiance aux garanties verbales américaines, posant les actions comme seul critère acceptable.

Paris prêt à sécuriser le détroit d’Ormuz

Au-delà du volet nucléaire, la France propose une contribution opérationnelle immédiate. Macron a annoncé qu’une mission internationale, élaborée avec le Royaume-Uni et d’autres partenaires, est « prête à être déployée dès qu’un accord sera conclu » pour contribuer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz — voie de passage stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial.

Trump a posé l’ouverture sans restriction du détroit comme l’une de ses conditions non négociables à tout accord avec Téhéran. La proposition française répond directement à cette exigence. Les deux parties disposent d’un délai de 60 jours dans le cadre de l’accord-cadre provisoire pour parvenir à un accord final. La décision de Trump de valider ou non le protocole d’entente reste attendue dans les prochains jours.

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