« Sans les États-Unis, il n'y aurait pas d'Israël » : Trump tacle Netanyahou au G7

Donald Trump, président des États-Unis, a affirmé ce mardi 16 juin, en marge du sommet du G7 organisé à Évian, que l’existence même d’Israël devait tout à l’engagement américain. « Sans les États-Unis il n’y aurait pas d’Israël. Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël », a-t-il déclaré devant des journalistes, avant de cibler la conduite de Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, au Liban.

Cette sortie intervient après des tensions ouvertes entre les deux dirigeants, qui dépassent le seul dossier de l’accord avec Téhéran. Début juin déjà, Trump avait confié au New York Post avoir lancé à Netanyahou, lors d’un appel téléphonique portant sur l’escalade israélienne au Liban, qu’il serait « en prison » sans son soutien. Le président américain avait alors reconnu être « un peu agacé » par les affrontements répétés entre Israël et le Liban. Le 14 juin, après une nouvelle frappe israélienne sur Beyrouth ayant fait trois morts, Trump avait franchi un cap en confiant à Axios son agacement face au manque de jugement de son homologue israélien, affirmant que l’accord avec l’Iran aurait déjà été signé sans cette opération.

Une relation jugée bonne malgré les reproches

À Évian, le président américain a nuancé ses critiques sans les renier. « Dès fois il peut en faire un peu trop. Mais ça n’a pas affecté notre relation (…) Car aucun autre président n’a été prêt à faire ce que j’ai fait. Ma relation avec Netanyahou a été très bonne maintenant il faut qu’il soit plus respectueux envers le Liban », a-t-il ajouté.

Trump a dressé un constat sévère sur la situation libanaise. « Le Liban était un excellent pays avec des professeurs, des avocats, de beaucoup d’intellectuels et maintenant c’est affreux, un pays qui ne peut plus se défendre vis-à-vis du Hezbollah qui est un problème pour le Liban », a-t-il affirmé, avant de préciser : « Je ne suis pas satisfait de la façon dont Israël s’est comportée envers le Liban et le Hezbollah. Ils auraient dû faire un excellent travail. »

Une opération israélienne qui complique l’accord avec l’Iran

Le chef de la Maison Blanche a établi un lien direct entre les actions militaires israéliennes au Liban et les difficultés rencontrées dans les pourparlers avec Téhéran. « Le conflit s’éternise là-bas et ce que l’on voit, c’est que ces actes ont des retentissements négatifs sur cet accord avec l’Iran et sur cette guerre principale que nous essayons de terminer », a-t-il averti. Ces propos font écho à la frappe israélienne menée dimanche sur Beyrouth, où un immeuble a été visé, blessant plus d’une douzaine de personnes et causant trois morts.

Ces déclarations surviennent alors que les États-Unis viennent de finaliser un accord-cadre avec l’Iran. Ce mémorandum d’entente doit être officiellement signé le vendredi 19 juin en Suisse. Selon le Pakistan et l’Iran, le texte prévoit l’arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, y compris au Liban, bien qu’Israël n’ait pas participé directement aux négociations.

Sur le plan économique, les premiers effets de l’accord se font déjà sentir, avec un cours du pétrole Brent tombé sous les 80 dollars pour la première fois depuis le mois de mars. La signature officielle du texte, prévue vendredi en Suisse, déterminera si les engagements se traduisent par un arrêt durable des hostilités sur le front libanais.

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