Un employé de l’Université fédérale du Recôncavo da Bahia, dans le nord-est du Brésil, a été définitivement condamné pour fraude après avoir organisé l’amputation de son propre pied dans le but d’obtenir d’importantes indemnités d’assurance. L’affaire, qui remonte à 2019, a connu son épilogue judiciaire en 2026 après l’épuisement des recours.
Vanderley dos Santos Gomes, originaire de la municipalité d’Amélia Rodrigues, travaillait comme assistant technico-administratif au sein de l’établissement universitaire. Selon la justice de l’État de Bahia, il avait souscrit quatre contrats d’assurance-vie et d’assurance contre les accidents corporels entre juin et juillet 2019.
Quelques semaines plus tard, il avait affirmé avoir été victime d’un enlèvement suivi d’un vol violent. D’après son récit, des agresseurs lui auraient sectionné le pied droit à l’aide d’une machette avant de l’abandonner dans une zone rurale proche du village de Mercês, dans la municipalité de São Gonçalo dos Campos.
La version du faux braquage rejetée par la justice
Les magistrats ont toutefois estimé que cette agression avait été mise en scène afin de permettre le versement d’indemnités liées à une invalidité permanente. Les contrats souscrits auraient pu lui rapporter jusqu’à 1,5 million de reais, soit l’équivalent d’environ 220 000 livres sterling.
Selon les éléments retenus par le tribunal, le fonctionnaire ne disposait pas de revenus suffisants pour justifier la souscription récente de plusieurs assurances aux garanties élevées. L’enquête a également mobilisé des expertises médicales, des documents transmis par les compagnies d’assurance et différents témoignages examinés au cours de la procédure.
La justice bahianaise a finalement conclu que la mutilation avait été planifiée dans le cadre d’une tentative d’escroquerie aux assurances.
Une peine aménagée malgré la condamnation
Les juridictions ayant examiné l’affaire ont maintenu la culpabilité de Vanderley dos Santos Gomes pour fraude destinée à obtenir une indemnisation d’assurance. La peine prononcée est inférieure à quatre ans de prison.
En application du droit brésilien, la sanction privative de liberté a été remplacée par des mesures alternatives. Le condamné devra notamment effectuer des travaux d’intérêt général et s’acquitter d’une amende fixée à l’équivalent de cinq salaires minimums.
Cette affaire rappelle celle de la Slovène Julija Adlešič, condamnée en 2020 après avoir volontairement fait sectionner sa main avec l’aide de son compagnon afin de percevoir plus d’un million d’euros d’indemnités d’assurance. Les enquêteurs avaient établi que plusieurs contrats avaient été souscrits peu avant les faits.
Au Brésil, la décision concernant Vanderley dos Santos Gomes est désormais définitive après le rejet des derniers recours judiciaires.



