Des chercheurs chinois ont présenté aux militaires russes un plan en trois phases contre le réseau Starlink en novembre 2023, à Guangzhou. Cette rencontre correspondait au troisième forum de coopération militaro-technique entre Chine et Russie, un rendez-vous bilatéral tenu chaque année depuis 2020 loin des regards diplomatiques.
Quatre présentations diffusées lors de cette session ont été retrouvées par une enquête conjointe de The Insider, Der Spiegel et Le Monde, publiée le 9 juillet 2026. Les documents proviennent d’une source anonyme, transmis aux rédactions plus d’un an avant leur publication.
Une méthode en paliers, du blocage réglementaire à la destruction
Les chercheurs de la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), entreprise publique qui pilote les lanceurs Long March, ont bâti leur stratégie autour de trois niveaux distincts. Le premier vise le terrain juridique : multiplier les demandes auprès des organismes régulateurs afin de s’approprier en amont fréquences disponibles et positions orbitales convoitées. Le deuxième mise sur des perturbations électromagnétiques localisées, une tactique déjà en vigueur en Europe où la Commission européenne a restreint l’accès de Starlink au spectre continental.
Le dernier niveau franchit un cap : il s’agirait de paralyser les terminaux au sol par voie informatique, puis d’abattre les satellites eux-mêmes grâce à des dispositifs peu onéreux, dans le but de dépasser le rythme de remplacement de SpaceX. Selon l’OTAN, Russie envisagerait notamment de projeter de petits objets sur la trajectoire orbitale d’une constellation ; la partie chinoise du dossier resterait muette sur tout armement précis. Un tel scénario exposerait cependant Pékin et Moscou aux mêmes risques : les débris produits en orbite basse ne épargneraient aucune constellation, y compris les leurs.
Starlink, outil décisif sur le front ukrainien
Déployé en Ukraine dès les premières semaines de l’invasion russe de février 2022, Starlink est devenu un outil de guerre pour Kiev, comblant les coupures de communication classiques et guidant l’artillerie longue portée comme les drones de reconnaissance. Cette dépendance s’est retournée contre l’armée ukrainienne à l’automne 2022 : dans la nuit du 16 au 17 septembre, des drones sous-marins ukrainiens visant flotte russe en mer Noire ont perdu leur connexion à environ 70 kilomètres de leur cible et se sont échoués sans avoir pu frapper.
Le revirement d’Elon Musk face à Moscou
Elon Musk a reconnu avoir refusé, à l’été 2022, une demande d’activation de Starlink au-dessus de Sébastopol formulée par les autorités ukrainiennes en vue d’une offensive contre flotte russe. Il a justifié ce refus par la crainte de rendre SpaceX « explicitement complice d’un acte de guerre majeur ». D’anciens responsables russes, dont Dmitri Medvedev, avaient salué publiquement cette décision. Ce positionnement initial diffère de la teneur des documents révélés aujourd’hui, où Starlink apparaît comme une cible stratégique pour Moscou et Pékin.
Un intérêt commun à affaiblir un outil devenu stratégique
Pour la Russie, neutraliser Starlink reviendrait à priver l’armée ukrainienne d’un système de communication et de ciblage difficile à remplacer, alors que réseau s’est imposé comme colonne vertébrale de ses opérations militaires. Pour Chine, l’enjeu dépasse le conflit ukrainien : Pékin redoute qu’une architecture satellitaire américaine aussi dense ne serve, en cas de tensions autour de Taïwan, des objectifs de surveillance ou de communication militaire difficiles à contrer par des moyens classiques.
Une coopération plus large que le seul dossier spatial
Le forum de Guangzhou ne constitue pas un épisode isolé. Un protocole signé à Moscou en juin 2023 engage aussi les deux pays à développer un système commun de défense antimissile hypersonique, fondé sur une technologie que Russie n’avait encore jamais consenti à partager, même avec ses partenaires les plus proches. L’enquête évoque également un échange de renseignements issus du champ de bataille ukrainien contre des technologies chinoises de pointe, notamment en intelligence artificielle, utiles pour contourner les sanctions occidentales — une coopération qui contredit la posture officielle de neutralité affichée par Pékin depuis 2022.




« Déployé en Ukraine dès les premières semaines de l’invasion russe de février 2022,
Starlink est devenu un outil de guerre pour Kiev »
A cause de Starlink, les USA sont de facto en guerre contre la Russie.
La Russie est parfaitement en droit de dézinguer les satellites de Musk. Elle est même en droit de bombarder Washington.
Les oxydentaux jouent avec le feu.
L’Iran « conseille » à la Russie de lancer des frappes de missiles sur la Grande-Bretagne, l’UE et les États-Unis.
A force de jouer aux k.o.n.s, les oxydentaux vont finir part gagner le canard !
Quelle bande de tarés