Chine, Russie: l'ampleur inédite de coopération avec le FBI suscite des réactions

Le 5 août 2026, une enquête publiée par Reuters révèle que le FBI a engagé depuis plus d’un an une coopération inédite avec les services de police chinois et russes. Cette stratégie, portée par le directeur de l’agence fédérale Kash Patel, nommé par Donald Trump, repose sur des groupes de travail consacrés à plusieurs formes de criminalité transnationale. Une coopération qui suscite énormément de discussions, que ce soit du point de vue sociétal ou politique.

Cette ouverture alimente les inquiétudes de plusieurs anciens responsables du FBI. Interrogés par Reuters, ils estiment que permettre à des représentants chinois ou russes d’accéder à certaines infrastructures américaines pourrait présenter des risques en matière de contre-espionnage. On sait que ces deux pays utilisent bon nombre de leurs atouts pour récupérer des informations et pourraient donc saisir cette opportunité pour certes, travailler conjointement avec Washington mais aussi récupérer des informations utiles à l’avenir.

Les USA travaillent avec la Chine et la Russie

Les échanges, menés au moyen de réunions régulières, de déplacements d’agents et d’opérations communes, concernent notamment le trafic de fentanyl, les escroqueries en ligne, les réseaux d’exploitation sexuelle de mineurs et la recherche de fugitifs. Or, si le sujet est bien évidemment sensible et important, cette collaboration tranche avec la position habituellement défendue par Washington. 

Une collaboration assumée malgré les critiques

Les États-Unis considèrent depuis plusieurs années la Chine et la Russie comme des rivaux stratégiques, notamment en matière d’espionnage, de cybersécurité et d’influence internationale. Malgré ce contexte forcément défavorable, Kash Patel affirme auprès de ses trouves qu’une coopération ciblée sur certains dossiers permet d’obtenir des résultats concrets sans remettre en cause les intérêts américains.

Une preuve supplémentaire que derrière les discours et les positions politiques, la diplomatie reste un fort levier de coopération. Toutefois, cette position ne devrait en rien redorrer le blason du directeur du FBI, accusé de comportements erratiques. Il a notamment été pointé du doigt, étan tprésenté comme étant impulsif, paranoïaque et souffrant de problèmes d’alcool ce qui impacterait sa capacité à prendre des décisions et à gérer l’agence.

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