Guerre en Iran : les États-Unis annoncent avoir détruit la tour de surveillance du port de Chah Bahar

Une tour de surveillance maritime du port de Chah Bahar a été détruite le 16 juillet, selon un communiqué du Commandement central des États-Unis (CENTCOM). L’installation faisait partie d’un réseau de surveillance déployé depuis des décennies le long de la côte iranienne du golfe d’Oman, précise l’armée américaine.

Une infrastructure attribuée aux Gardiens de la révolution

D’après CENTCOM, la tour, appelée « Chah Bahar Shahid Kalantari Port surveillance tower », était utilisée par les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) pour repérer et suivre les navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz. L’état-major américain affirme que cette destruction réduit directement la capacité de l’IRGC à coordonner des attaques contre des équipages civils. Les médias d’État iraniens, cités par l’agence IRNA, ont confirmé qu’une tour du port avait été touchée, sans faire état de victimes.

Cette frappe fait suite à une multiplication des opérations américaines contre des installations iraniennes ces dernières semaines. Selon CENTCOM, elle ferait partie d’une série de six nuits consécutives de frappes ciblant des ponts, des infrastructures énergétiques et des sites militaires à travers plusieurs provinces iraniennes.

Un port stratégique pour le commerce régional

Le port de Chah Bahar, situé sur le golfe d’Oman, constitue le seul débouché maritime iranien donnant un accès direct à l’océan Indien sans passer par le détroit d’Ormuz. L’Inde a investi dans ce site depuis plusieurs années afin de disposer d’une route commerciale vers l’Afghanistan et l’Asie centrale, via le corridor de transport international Nord-Sud (INSTC), en contournant le territoire pakistanais.

Washington affirme que l’opération vise à protéger la liberté de navigation dans les eaux régionales pour tous les navires, à l’exception de ceux qui chercheraient à franchir le blocus naval imposé par les forces américaines contre l’Iran. Les autorités iraniennes n’ont pas confirmé publiquement l’étendue exacte des dégâts sur les installations portuaires.

L’agence IRNA a indiqué que les équipes techniques et opérationnelles du port procédaient à une évaluation des dommages, tout en précisant que les quais et les équipements de manutention n’auraient pas été affectés par la frappe. Aucun bilan humain n’a été communiqué à ce stade par les autorités iraniennes concernant cet incident du 16 juillet.

Laisser un commentaire