La guerre en Ukraine permet à la Chine de renforcer progressivement ses capacités militaires, tandis que la Russie s’enfonce dans un conflit dont Vladimir Poutine ne peut plus sortir sans mettre son pouvoir en péril. C’est l’analyse développée par l’ancien champion du monde d’échecs Garri Kasparov dans un entretien accordé à plusieurs médias autrichiens.
Voix critique de longue date à l’égard du pouvoir russe, Garri Kasparov dresse un constat pessimiste sur les perspectives du conflit. Selon lui, le président russe ne pourrait pas mettre un terme à l’offensive en Ukraine sans compromettre son maintien au pouvoir.
L’ancien champion du monde considère que le système politique russe rend une telle issue difficile. « La Russie est un pays malade, dominé par la paranoïa (…) Poutine sait que mettre fin à la guerre dans les conditions actuelles constituerait un suicide politique », affirme-t-il, estimant que le dirigeant russe a construit sa longévité sur sa capacité à préserver son autorité.
Une inquiétude sur une possible évolution du conflit
Au cours de l’entretien, Kasparov juge que le risque d’une confrontation plus large ne peut être exclu. Il estime que, faute de pouvoir obtenir une victoire décisive en Ukraine, Vladimir Poutine pourrait chercher à éprouver la détermination de l’OTAN par des actions limitées contre certains de ses membres.
Il cite notamment la Lettonie et l’Estonie, deux pays baltes membres de l’Alliance atlantique, tout en avançant que le Kremlin pourrait compter sur l’évolution du paysage politique dans plusieurs États européens au cours des prochaines années.
L’opposant évoque également la France, qui organisera une élection présidentielle en 2027, ainsi que l’Allemagne, où il observe une progression des forces politiques qu’il considère plus conciliantes à l’égard de Moscou.
Pékin au centre de ses préoccupations
Pour Garri Kasparov, la transformation des conflits modernes ne repose plus uniquement sur les opérations militaires traditionnelles. L’essor des drones et des nouvelles technologies modifierait durablement les équilibres stratégiques et produirait des effets politiques de long terme.
C’est dans cette perspective qu’il situe sa principale inquiétude. « Le véritable danger pour l’Occident, c’est que la Chine se tient derrière la Russie. Tout ce que la Chine apprend grâce à cette guerre est immédiatement intégré à ses propres systèmes », déclare-t-il.
L’ancien champion estime aussi que cette relation pourrait finir par peser sur l’avenir de la Russie elle-même. Selon son analyse, les dirigeants qui succéderont à Vladimir Poutine devront choisir entre un rapprochement avec l’Europe, incluant une reconnaissance pleine de l’Ukraine et une normalisation des relations avec les pays occidentaux, ou un alignement plus marqué sur Pékin.
Cette prise de position intervient alors que la Russie et la Chine poursuivent leur coopération militaire. Le 6 juillet, les deux pays ont lancé de nouveaux exercices navals conjoints au large de Qingdao. Les autorités de Moscou et de Pékin ont indiqué que ces manœuvres avaient pour objectif de renforcer l’interopérabilité de leurs forces navales et qu’elles ne visaient aucun pays en particulier.

« tandis que la Russie s’enfonce dans un conflit dont Vladimir Poutine ne peut plus sortir sans mettre son pouvoir en péril »
Garri Kasparov pense comme un occidendal. En 1991, les USA se sont auto-proclamés vainqueurs de la guerre froide (alors que c’est le système communiste qui a implosé). Ils ont alors décidé de « régner sur le monde » grâce à un « ordre fondé sur des règles », des lois d’extraterritorialité et le pétro-dollar.
Les USA ont aussi décidé d’étendre l’OTAN à l’Est, histoire de titiller la Russie dont les ressources naturelles sont très tentantes pour ce genre de prédateur.
Mais Poutine a dit NIET à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN puisque cela reproduirait l’histoire des missiles de CUBA, à l’envers.
BREF … la Russie ne peut pas perdre, si elle perd elle utilisera l’arme nucléaire.
Et la Chine est extrêmemnt reconnaissante à Poutine de s’être opposé à l’hégémon américain. Parce qu’elle est la prochaine sur la liste !
« Les USA …. ont alors décidé de régner sur le monde »
Une belle réussite. trump règne su rle monde comme Néron régnait sur l’Empire Romain