Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont accentuées jeudi 16 juillet après une nouvelle série de déclarations et d’opérations militaires dans la région. L’état-major iranien a averti, dans un communiqué relayé par les médias officiels qu’il riposterait à toute attaque contre ses infrastructures. Cette réaction fait suite aux propos tenus quelques jours plus tôt par le président américain Donald Trump sur Fox News, où il a évoqué la possibilité de cibler des installations stratégiques iraniennes si aucun progrès n’était enregistré sur le front diplomatique.
Une sortie qui devrait une nouvelle fois relancer les tensions entre les deux pays, après que le cessez-le-feu initialement signé entre Téhéran et Washington. Les affrontements ont repris et se poursuivent sur le terrain. L’armée iranienne a notamment mené des frappes par drones contre plusieurs installations militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn. Mais les Gardiens de la Révolution sont menaçants et n’hésitent pas à provoquer le reste du Moyen-Orient.
Téhéran hausse le ton
Les premières frappes menées par Téhéran ont visé notamment des systèmes de défense aérienne, des radars et des sites de stockage de carburant. Il s’agit en fait d’une réponse à l’escalade militaire dans la région. Dans le même temps, la Maison-Blanche a indiqué par voie de presse avoir achevé une nouvelle campagne de frappes aériennes durant la nuit du 16 juillet.
L’armée américaine précise avoir ciblé des centres de commandement, des installations de défense aérienne, des sites liés aux missiles et aux drones, ainsi que des infrastructures de surveillance côtière, notamment dans la région de Bandar Abbas. Des frappes et surtout une situation indécise qui placent les marchés et le pétrole sous forte pression. Les hydrocarbures ont à nouveau progressé sur les marchés.
Quelle est la vraie situation quant à Ormuz ?
En effet, le Détroit d’Ormuz est à nouveau mis sous pression, avec d’un côté Téhéran qui affirme l’avoir fermé et de l’autre, les États-Unis, qui assurent en avoir pris le contrôle et qui réclament même un droit de passage à hauteur de 20 % de la valeur des marchandises. Une situation complexe, qui pousse donc l’Iran à se montrer menaçant et à brandir le risque d’un nouvel embrasement dans la région.
