Dans une vidéo publiée mardi 7 juillet 2026 sur la page Facebook de l’Institut national de la femme (Inf), dans le cadre d’une campagne de sensibilisation en langues locales, Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’institution a rappelé les sanctions prévues par la législation béninoise contre le mariage forcé, notamment celles contenues dans la loi n° 2021-11 du 20 décembre 2021 relative aux dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin.
La présidente de l’Inf a expliqué qu’il existe deux formes de mariage forcé : celle imposée à une fille de moins de 18 ans et celle imposée à une femme majeure contre sa volonté. Dans les deux cas, la pratique est punie par la loi
Maître Huguette Bokpè Gnacadja a précisé que les membres de la famille impliqués dans de tels actes, notamment le père, la mère, l’oncle, la tante ou les grands frères, s’exposent à de lourdes sanctions. Selon elle, les auteurs de mariage forcé encourent au moins 10 ans de prison. La loi n° 2021-11 du 20 décembre 2021 prévoit en effet une peine de réclusion criminelle de 10 à 20 ans, assortie d’une amende de 500 000 à 2 000 000 francs Cfa. Aucun lien de parenté ne peut justifier une telle pratique, a-t-elle souligné.
La présidente de l’Inf a également évoqué le cas des femmes majeures contraintes d’abandonner la relation qu’elles ont choisie pour épouser un autre homme imposé par leur famille. Selon elle, les menaces, la maltraitance et les pressions exercées dans ce contexte tombent également sous le coup de la loi et exposent leurs auteurs à de lourdes sanctions.
Huguette Bokpè Gnacadja a rappelé que le mariage forcé peut s’accompagner d’autres infractions, notamment l’enlèvement de la fille, le viol d’une mineure placée de force dans un foyer conjugal et la survenue d’une grossesse précoce. Elle a appelé les populations à renoncer à ces pratiques, avertissant que l’Inf se saisira de tout cas porté à sa connaissance afin que les personnes impliquées répondent de leurs actes devant la justice.
