L’Espagne mène 2-0 face à la France à la 61e minute de la demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, disputée ce mardi 14 juillet à l’AT&T Stadium d’Arlington, au Texas. Menée par Luis de la Fuente, la Roja a pris l’avantage dès la 22e minute sur un penalty transformé par Mikel Oyarzabal, avant de doubler la mise en seconde période par l’intermédiaire de Pedro Porro.
Un penalty et une blessure fragilisent les Bleus
L’ouverture du score est intervenue après une action initiée par Lamine Yamal, accéléré dans la surface française. Lucas Digne, arrivé en retard sur l’ailier du Barça, a concédé la faute ; l’arbitre salvadorien Iván Arcides Barton Cisneros a désigné le point de penalty sans recourir à la vidéo. Oyarzabal a transformé d’une frappe placée à mi-hauteur, prenant Mike Maignan à contre-pied.
L’équipe de Didier Deschamps a ensuite subi un second coup dur : William Saliba, touché au dos et déjà diminué depuis le début du tournoi, s’est écroulé à la 29e minute sans contact apparent, contraignant son entraîneur à faire entrer Maxence Lacroix dans la foulée. Privée de son défenseur central, la France n’a plus retrouvé de rythme offensif avant la pause, se contentant de tentatives lointaines sans réelle menace pour Unai Simón.
Porro fait le break, Koné entre pour redynamiser le milieu
Pour tenter d’inverser la tendance, Didier Deschamps a procédé à un changement dès le retour des vestiaires, sortant Adrien Rabiot au profit de Manu Koné afin d’apporter davantage de percussion dans l’entrejeu. La manœuvre n’a pourtant pas empêché l’Espagne d’asseoir son emprise sur la rencontre : à la 58e minute, Pedro Porro a inscrit le deuxième but espagnol du pied droit, sur une passe décisive de Dani Olmo, auteur d’une nouvelle séquence de combinaisons rapides entre les lignes françaises. À la 61e minute, la Roja contrôle la possession et multiplie les initiatives, tandis que l’attaque tricolore peine à se montrer dangereuse. Avant le coup d’envoi, Emmanuel Macron avait annoncé qu’une minute de silence serait observée en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, dont c’est ce mardi le dixième anniversaire.
Deux parcours sans accroc jusqu’aux demi-finales
Cette rencontre opposait deux sélections restées invaincues depuis le début de la compétition. La France, tenante du statut de finaliste 2022, avait dominé son groupe face au Sénégal, à l’Irak et à la Norvège, avant d’écarter la Suède, le Paraguay puis le Maroc en phases à élimination directe, sans avoir concédé plus de deux buts sur l’ensemble de ses six premiers matches. L’Espagne, championne d’Europe en titre, avait connu un départ plus timide avec un match nul contre le Cap-Vert, avant de monter en puissance face à l’Arabie saoudite, l’Uruguay, l’Autriche, le Portugal puis la Belgique, ne concédant qu’un seul but avant ce choc face aux Bleus.
Les deux nations ne s’étaient affrontées qu’une seule fois en phase finale de Coupe du monde, lors des huitièmes de finale de l’édition 2006, remportés 3-1 par la France. Depuis, l’Espagne a pris l’ascendant lors des deux dernières confrontations officielles, en demi-finale de Ligue des nations en juin 2025 (5-4) puis en demi-finale de l’Euro 2024 (2-1).
Si le score en vigueur devait se confirmer, l’Espagne disputerait sa deuxième finale de Coupe du monde, seize ans après son sacre de 2010, tandis que la France disputerait le match pour la troisième place le samedi 18 juillet à Miami. La finale du Mondial 2026 est programmée le dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, rebaptisé stade de New York New Jersey pour l’occasion, où le vainqueur de cette demi-finale affrontera le gagnant du duel entre l’Angleterre et l’Argentine.



