La guerre en Ukraine a fait des drones un outil majeur des opérations menées par les deux camps. En Russie, Vladimir Poutine renforce désormais l’appareil chargé de sa protection : les effectifs du dispositif central du FSO ont été portés à 812, tandis que des opérateurs de drones auraient été mobilisés, rapporte la presse britannique.
Les vagues de drones se multiplient dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Le 6 juillet, l’agence Associated Press rapportait encore une attaque russe combinant missiles et drones contre plusieurs régions ukrainiennes. Les forces ukrainiennes utilisent, elles aussi, des appareils sans pilote pour frapper des cibles en territoire russe. Une évolution de la guerre qui pèse désormais sur les dispositifs de protection au plus haut niveau de l’État russe.
Les effectifs du FSO portés de 785 à 812
D’après plusieurs sources, le dispositif de sécurité autour de Vladimir Poutine a été renforcé. Le quotidien britannique rapporte que le nombre d’agents concernés dépasse désormais 800. Des publications récentes évoquent précisément un effectif de 812 personnes.
Le chiffre mérite toutefois une précision. Il correspond au plafond des effectifs militaires et civils de l’appareil central du Service fédéral de protection (FSO), relevé de 785 à 812. Cette structure est notamment chargée de la sécurité du président russe, de sa famille et d’autres hauts responsables de l’État.
Il s’agit de la quatrième augmentation des effectifs de l’appareil central du FSO depuis le début de l’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine en février 2022. Fin 2022, le plafond était passé de 725 à 760 personnes. Une nouvelle hausse l’avait porté à 775, puis à 785 à compter du 1er janvier 2025. Avant ces changements, les effectifs centraux du service n’avaient pas été augmentés pendant près de treize ans, selon Novaya Gazeta Europe.
Des opérateurs de drones intégrés au dispositif
La nouvelle organisation comprendrait également 27 opérateurs de drones expérimentés. Cette information, rapportée notamment par le National Security Journal à partir des éléments publiés dans la presse britannique, n’a pas fait l’objet d’une confirmation officielle détaillée du Kremlin. Elle reste donc à prendre au conditionnel.
Le recours à ces spécialistes interviendrait alors que la menace aérienne occupe une place croissante dans la guerre. Les drones sont utilisés pour des frappes à longue distance, la surveillance et des opérations contre des infrastructures. Leur multiplication a contraint les deux camps à adapter leurs moyens de détection et de protection.
D’autres mesures de sécurité sont également rapportées par The Telegraph. Les personnes travaillant à proximité du président russe seraient soumises à des restrictions sur l’utilisation des téléphones portables et d’appareils connectés. Des moyens de brouillage seraient déployés lors de certains déplacements. Des parapluies renforcés en Kevlar feraient aussi partie des équipements mis à la disposition de membres du dispositif de protection.
Des mesures pour limiter les informations sur ses déplacements
La localisation de Vladimir Poutine fait également l’objet de mesures particulières. The Telegraph affirme que le dirigeant russe aurait recours à plusieurs sosies. Le journal évoque aussi des bureaux aménagés de manière similaire dans différents sites afin de rendre plus difficile l’identification du lieu où se trouve le président.
Ces éléments restent largement fondés sur des enquêtes de presse et des informations attribuées à des observateurs de l’appareil sécuritaire russe. Le Kremlin ne détaille pas publiquement l’organisation opérationnelle de la protection présidentielle.
La hausse de 785 à 812 concerne officiellement le plafond des effectifs de l’appareil central du FSO. D’après les documents relatifs à cette modification rapportés par plusieurs médias, la nouvelle limite est entrée en vigueur le 1er juillet 2026.
