Qui est Sarah Nguesso ? Le train de vie de la petite-fille de Sassou Nguesso fait polémique

Des vidéos tournées à Miami exposent depuis plusieurs jours le mode de vie de Sarah Nguesso, petite-fille du chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso. On y voit la jeune femme lors d’une séance de shopping haut de gamme, aux côtés de proches parents.

Ces images, publiées directement par l’intéressée, ont circulé massivement sur TikTok et Facebook avant de provoquer une avalanche de commentaires critiques. Beaucoup d’internautes congolais y opposent ce luxe affiché à la réalité économique du pays.

L’origine des fonds mise en cause en ligne

Les critiques se sont rapidement orientées vers la question des « biens mal acquis », un dossier judiciaire qui touche depuis plusieurs années l’entourage du président congolais en France. Certains commentaires établissent un lien entre ce train de vie et un système jugé opaque de gestion des ressources publiques du pays.

Face à la controverse, Sarah Nguesso a mis en ligne d’autres séquences, interprétées par une partie du public comme une tentative de réponse. Sur un blog d’opposition, un commentateur ironise sur une malédiction qui frapperait toutes les femmes prénommées Sarah liées au pouvoir congolais.

Des proches déjà visés par des enquêtes en France et aux États-Unis

Le patronyme Nguesso figure déjà dans plusieurs dossiers judiciaires. En 2017, Julienne Sassou-Nguesso, fille du président, avait été mise en examen à Paris pour blanchiment de fonds publics, dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis visant plusieurs familles présidentielles africaines.

Son fils Denis-Christel Sassou Nguesso fait pour sa part l’objet d’une procédure des autorités fédérales de Miami, qui l’accusent d’avoir financé l’achat d’un penthouse à 2,8 millions de dollars avec des fonds détournés de la compagnie pétrolière publique congolaise.

Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans, dirige le pays depuis 1997, après un premier passage au pouvoir entre 1979 et 1992. D’après la page Wikipédia consacrée à sa famille, il aurait eu plus de 25 enfants issus de plusieurs unions, ce qui rend complexe l’identification précise des liens de filiation au sein du clan.

Un silence côté médias basés à Brazzaville

Aucun média institutionnel implanté à Brazzaville n’a pour l’instant relayé cette affaire, qui reste cantonnée aux réseaux sociaux et à quelques sites tenus par la diaspora. Reporters sans frontières relève que le paysage médiatique congolais reste marqué par l’autocensure dès qu’un sujet concerne l’entourage présidentiel, le régulateur de la communication étant nommé par le chef de l’État lui-même.

Cet écart entre la diffusion massive des vidéos en ligne et l’absence de traitement par la presse locale alimente à son tour les commentaires sur les réseaux, où plusieurs comptes dénoncent la gestion des finances publiques du pays.

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