Trump dit avoir laissé pour consigne de bombarder l'Iran "comme jamais" si Téhéran parvenait à le tuer

Un an après avoir survécu à une tentative d’assassinat sur le sol américain, Donald Trump affirme avoir anticipé un scénario bien plus grave : sa propre mort aux mains de l’Iran. Le président américain a déclaré vendredi au New York Post avoir laissé des instructions pour qu’une riposte militaire d’une ampleur inédite frappe le territoire iranien si Téhéran parvenait à l’éliminer. Cette déclaration survient au lendemain d’une information du Wall Street Journal selon laquelle Israël aurait transmis à Washington des renseignements sur un nouveau complot iranien visant le président.

Une menace que Trump dit connaître depuis longtemps

« Je suis sur leur liste depuis longtemps. C’est à ça qu’on a affaire« , a déclaré Trump à la journaliste Caitlin Doornbos. Il a ajouté avoir laissé des instructions pour que toute tentative réussie contre sa vie déclenche une frappe « à des niveaux jamais vus auparavant« . Le président n’a pas précisé qui serait chargé d’exécuter cet ordre en cas de décès, ni la nature exacte des instructions transmises. Selon la Constitution américaine, le vice-président JD Vance deviendrait automatiquement commandant en chef advenant la mort de Trump en fonction, rendant la décision finale d’une riposte entièrement dépendante de son propre jugement.

Interrogé sur les informations du Wall Street Journal évoquant un renseignement transmis par Israël, Trump s’est montré catégorique : « Non, non, Israël n’a rien trouvé de nouveau« . Il a précisé être la cible prioritaire de Téhéran depuis plusieurs années, sans lien avec une menace récente. CNN, citant des responsables américains, a pour sa part suggéré que ce renseignement israélien pourrait avoir visé à orienter la position de Trump alors qu’il arbitre une possible escalade militaire contre l’Iran.

Des tensions militaires déjà élevées entre Washington et Téhéran

Les propos de Trump interviennent quelques jours après des frappes américaines ayant visé 90 cibles en Iran, en représailles à des attaques iraniennes contre des navires dans le détroit d’Ormuz. Le président a annoncé vendredi sur son réseau Truth Social que le cessez-le-feu conclu avec Téhéran était rompu, tout en indiquant que les deux pays avaient accepté de poursuivre les discussions diplomatiques.

L’animosité entre Trump et l’Iran remonte à 2020, année où il avait ordonné la frappe de drone ayant tué le général Qassem Soleimani près de Bagdad. Depuis, plusieurs complots d’assassinat visant Trump et attribués à des intérêts iraniens ont été révélés par les autorités américaines. Des banderoles appelant explicitement à sa mort ont par ailleurs été déployées début juillet lors des funérailles de l’ancien guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran.

Le président avait déjà évoqué cette menace mercredi lors du sommet de l’OTAN à Ankara, se déclarant « cible numéro un » de l’Iran. Son départ de Turquie à bord de l’ancien avion présidentiel, plutôt que du nouvel appareil offert par le Qatar, avait également suscité des interrogations sur d’éventuelles préoccupations sécuritaires, que la Maison Blanche a minimisées.

Laisser un commentaire