Affaire Sonia Bellina : l'avocat de la famille menace de poursuivre les auteurs de cyberharcèlement

L’avocat de la famille de Sonia Bellina, Mourad Battikh, a annoncé mercredi 19 août que des poursuites judiciaires viseraient les auteurs de messages hostiles publiés en ligne depuis la confirmation de la mort de l’influenceuse. Son intervention survient alors que l’enquête sur la mort de la jeune femme de 29 ans progresse.

Des poursuites annoncées contre les auteurs de messages hostiles

Depuis l’annonce de la disparition puis de l’identification de Sonia Bellina, de nombreux messages visant sa mémoire et son image ont été publiés sur les réseaux sociaux. Un compte présenté comme proche de l’extrême droite lui aurait attribué une formule dégradante, reprise ensuite par d’autres internautes.

Mourad Battikh a réagi en déclarant que « ceux qui s’adonnent à du harcèlement en ligne » feraient l’objet de poursuites. L’avocat avait déjà, dans un communiqué distinct, dénoncé la publication de rumeurs et d’éléments relevant de la vie privée de sa cliente.

Deux hommes en garde à vue, l’enquête se poursuit

Le corps partiellement calciné de Sonia Bellina avait été retrouvé le 12 août dans un secteur viticole de Saint-Gilles, dans le Gard, par un ouvrier agricole. Son identité a été confirmée le 19 août par la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, à l’issue d’une expertise ADN.

Deux hommes d’une trentaine d’années ont été interpellés le même jour et placés en garde à vue, soupçonnés d’avoir participé, directement ou indirectement, aux faits. L’un d’eux, déjà connu pour des faits de violences et de port d’arme, serait selon une source proche du dossier la dernière personne à avoir été en contact avec l’influenceuse dans la nuit précédant sa disparition. Les enquêteurs examinent également un véhicule signalé dans le secteur ce soir-là, ainsi qu’un rendez-vous que la jeune femme aurait eu peu avant sa disparition.

Installée à Paris, où elle avait construit son activité de créatrice de contenu, Sonia Bellina se rendait régulièrement chez sa mère à Nîmes. Elle y séjournait depuis un mois lorsqu’elle a quitté le domicile familial, vers 1 heure du matin le 11 août, dernière trace connue avant sa disparition.

Un cadre légal renforcé depuis 2018

La loi du 3 août 2018 a créé en France un délit spécifique de harcèlement moral ou sexuel commis en ligne, aggravé lorsque les faits sont commis à plusieurs ou en meute. Les peines encourues peuvent atteindre deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, davantage en cas de circonstances aggravantes. Mourad Battikh n’a pas précisé le nombre de comptes concernés par une éventuelle plainte à ce stade.

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