Bénin : Le calvaire des populations après l'effondrement du pont de Koumagou

L’effondrement du pont de Koumagou perturbe les déplacements sur l’axe Manta-Boukoumbé, dans le département de l’Atacora. Depuis la rupture de l’ouvrage sous la pression des eaux de pluie, les habitants doivent traverser le cours d’eau avec l’aide de nageurs locaux, moyennant jusqu’à 500 FCFA.

La situation est rapportée dans un élément diffusé par Canal3 Bénin. Le reportage montre les difficultés rencontrées quotidiennement par les usagers privés de ce passage. La traversée concerne des personnes, des marchandises et, selon les témoignages recueillis, des agriculteurs contraints de modifier leurs itinéraires.

(📲 Rejoignez dès maintenant 👉 la communauté de La Nouvelle Tribune sur WhatsApp !)

Une traversée désormais payante et risquée

Pour rejoindre l’autre rive, les populations n’ont plus la possibilité de compter sur le pont. Des riverains maîtrisant la nage en eau vive assurent donc les passages à travers le cours d’eau. Un habitant interrogé par Canal3 Bénin explique que cette activité s’est développée depuis la destruction de l’ouvrage : « Depuis que le pont a cédé, nous aidons les hommes à traverser. » Une contribution financière est demandée aux usagers. Le tarif évoqué dans le reportage atteint 500 FCFA.

Les motos ne pourraient pas franchir directement le cours d’eau. Les personnes doivent donc être accompagnées ou transportées par ces passeurs, avec leurs effets et leurs marchandises. Cette situation complique davantage les déplacements des habitants qui utilisent régulièrement cet axe.

Les agriculteurs contraints de rallonger leurs trajets

Les conséquences touchent aussi les activités agricoles. Des cultivateurs expliquent avoir dû emprunter des itinéraires alternatifs pour rejoindre des localités où ils peuvent s’approvisionner en intrants.

L’un d’eux rapporte que l’itinéraire habituel est devenu impraticable et que certains petits ouvrages situés sur les voies de déviation seraient également affectés par les eaux. « Nous sommes obligés de faire quelque chose de 100 kilomètres », explique-t-il dans le reportage, contre environ 50 kilomètres auparavant entre certaines localités.

Cette augmentation de la distance représente du temps et des dépenses supplémentaires pour les populations qui dépendent de ces routes pour leurs activités quotidiennes.

Boukoumbé, un territoire rural fortement dépendant des axes locaux

La commune de Boukoumbé compte 71 villages et quartiers de ville répartis dans sept arrondissements, dont Manta, Natta et Tabota, sur une superficie de 1 036 km², selon une présentation publiée par le gouvernement béninois. Dans ce territoire montagneux de l’Atacora, les infrastructures routières jouent donc un rôle important pour relier les localités et faciliter l’accès aux marchés, aux services et aux zones agricoles. La dégradation d’un ouvrage de franchissement peut rapidement modifier les itinéraires habituels.

Pour les populations riveraines du Koumagou, la priorité reste désormais le rétablissement d’un passage praticable. En attendant, la traversée repose sur une solution de fortune qui impose aux usagers des frais supplémentaires et une exposition aux risques liés au courant.

1 réflexion au sujet de « Bénin : Le calvaire des populations après l'effondrement du pont de Koumagou »

  1. Et pourtant il y a un député nommé dont le rôle est d’interpeller le gouvernement pour qu’une solution idoine soit trouvée.
    Il doit forcément être dans les jupons de nos sœurs en détresse avec son véhicule 4×4 Prado payé par l’argent du contribuable.
    C’est de ça il s’agit.
    Malheureusement.
    Cherchez l’erreur

    Répondre

Laisser un commentaire