Cadmium dans les pâtes : seules deux marques de penne épargnées par la contamination

Le cadmium a été retrouvé dans la grande majorité des 36 références de pâtes analysées par la plateforme 60 Millions de consommateurs en France. Les tests, réalisés sur des penne rigate et des spaghetti, révèlent des niveaux variables selon les produits, alors que tous restent sous le seuil réglementaire européen.

Une présence fréquente dans les pâtes analysées

L’enquête publiée le 27 août 2026 porte sur 18 références de penne rigate et 18 références de spaghetti. Parmi les produits examinés, seules deux références de penne n’ont présenté aucune trace de cadmium : les penne sans gluten de Marque Repère, distribuées par E.Leclerc, et celles de U. Pour les autres produits, les analyses montrent des concentrations très différentes.

Les penne rigate intégrales de Barilla affichent ainsi 0,066 mg/kg de cadmium. Le taux atteint 0,071 mg/kg dans les spaghetti intégrales de la même marque, soit la concentration la plus élevée relevée dans le comparatif. Ces résultats ne signifient pas que les pâtes concernées seraient dangereuses dès leur consommation. Selon les données publiées par 60 Millions de consommateurs, aucune des 36 références testées ne dépasse la limite européenne fixée à 0,18 mg/kg pour le blé dur.

Le cadmium peut s’accumuler dans l’organisme

Le cadmium est un métal lourd présent naturellement dans certains sols. Les végétaux peuvent l’absorber au cours de leur croissance, ce qui explique sa présence possible dans différents aliments. Les céréales font partie des principales sources d’exposition alimentaire de la population.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) classe le cadmium parmi les substances préoccupantes pour la santé. Une exposition prolongée peut entraîner une accumulation dans l’organisme, en particulier au niveau des reins. Le métal est également classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction.

Cette question dépasse donc le seul cas des pâtes. Certains aliments industriels transformés peuvent contenir des contaminants issus des matières premières, des procédés de fabrication ou de l’environnement. Leur consommation régulière peut contribuer à une exposition répétée lorsque plusieurs produits contiennent les mêmes substances.

Les pâtes restent très consommées en France

Plus des deux tiers des Français consomment des pâtes au moins une fois par semaine. Selon les données citées dans l’enquête, chaque habitant en consomme en moyenne 9,3 kg par an en 2025. Le choix du blé pourrait jouer un rôle dans la présence de certains contaminants. Les fabricants utilisent des matières premières provenant de différentes régions, en France comme à l’étranger.

Les analyses disponibles ne permettent toutefois pas d’établir que l’origine géographique du blé serait directement responsable des différences constatées. La question porte donc moins sur une éventuelle dangerosité immédiate des pâtes que sur l’exposition répétée à certains contaminants alimentaires. La diversification de l’alimentation reste l’un des moyens de limiter la dépendance à une seule catégorie de produits.

1 réflexion au sujet de « Cadmium dans les pâtes : seules deux marques de penne épargnées par la contamination »

  1. Triste à dire mais toutes les pâtes à base de blé dur sont devenues toxiques pour la santé tellement cette céréale a été trafiquée par Monsanto et consorts.
    C’est aussi vrai pour le blé tendre et donc … le pain !

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