Une scène tout simplement exceptionnelle. En effet, quelques jours après la Colombie ait été frappée par un violent séisme d’une magnitude de 7,4, un bébé a été extrait vivant des décombres d’un immeuble effondré à Cali. Le sauvetage a été réalisé par des habitants venus spontanément porter secours aux victimes, quelques instants avant l’arrivée des pompiers. Brian Osorio Zuluaga, qui rentrait chez lui à moto, a découvert le bâtiment de cinq étages en partie détruit. En s’approchant, il a entendu une voix sous les débris. Il a ensuite découvert un homme qui se trouvait prisonnier des gravats avec un bébé.
La scène du sauvetage a ensuite été filmée et diffusée dans les médias. On peut y voir Brian Osorio Zuluaga essayer de dégager les victimes à la force de ses bras. Cependant, une importante dalle de béton bloquait leur accès. Après un premier échec, les volontaires ont toutefois réussi à la soulever, ensemble. Le bébé, récupéré, semblait avoir des difficultés à respirer.
Un bébé retrouvé sous les décombres, un miracle
Mais au soulagement de tout le monde, une fois les débris retirés, l’enfant a recommencé à respirer normalement. Il a ensuite été confié aux pompiers. Les habitants ont ensuite continué pour cette fois-ci libérer l’homme resté prisonnier sous le béton. Un sauvetage exceptionnel, qui n’est pas le seul sauvetage réalisé suite à ce drame.
À Cali toujours, une femme de 31 ans, Diana Troncoso, a notamment été retrouvée vivante après avoir passé environ 12 heures sous les ruines. À Pereira, dans le département de Risaralda, Daniela Largo, 32 ans, a, elle, été secourue après être restée environ 36 heures sous les décombres. Des interventions rares, qui ont mobilisé des habitants, des pompiers et des équipes de secours dans des conditions difficiles.
Plus de 240 décès, mais un bilan amené à évoluer
C’est le 10 août que la Colombie a connu l’un des pires séismes de son histoire. Le bilan communiqué après la catastrophe faisait état d’au moins 240 morts et de plus de 1 000 blessés. Celui-ci pourrait toutefois être particulièrement sous-estimé, tant il est difficile de recenser les victimes d’autant que certaines personnes sont toujours portées disparues.
