En France, un rappel de préservatifs My Lubie concerne une boîte de 12 modèles en latex naturel ultra-fins, après l’identification d’une non-conformité et d’un risque microbiologique. Le produit, commercialisé depuis fin 2025 dans des pharmacies, des enseignes et sur des plateformes en ligne, pourrait exposer ses utilisateurs à un risque de grossesse non désirée ou de transmission d’IST. Selon les informations du rappel signalées par Rappel Conso, les personnes concernées sont invitées à ne plus utiliser les boîtes visées et peuvent demander leur remboursement.
Le rappel concerne un produit précis
Le produit concerné est présenté comme un préservatif en latex naturel, de taille standard et dans une version ultra-fine. Le rappel ne signifie pas que tous les préservatifs en latex seraient dangereux. La cause indiquée est une « non-conformité du produit » associée à un « risque microbiologique », avec des conséquences possibles sur la protection contre les IST et les grossesses.
Les produits auraient été vendus dans plusieurs circuits en France, y compris chez Monoprix, Amazon, Passage du désir, Nuoo et Mademoiselle Bio, ainsi que dans des pharmacies. La période de commercialisation indiquée va du 23 décembre 2025 au 22 mai 2026. Aucune date de fin de procédure n’était encore indiquée dans les informations disponibles. Le remboursement est prévu pour les consommateurs concernés.
Latex, polyuréthane : les matières ne se valent pas toutes
La composition d’un préservatif joue un rôle dans son utilisation, mais un modèle ultra-fin n’est pas automatiquement moins fiable. L’Assurance maladie indique que les préservatifs externes sont principalement fabriqués en latex ou en polyuréthane et que leur résistance constitue un critère essentiel.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère les préservatifs en latex et en polyuréthane comme des moyens efficaces de protection contre le VIH, les autres IST et les grossesses non planifiées lorsqu’ils sont utilisés correctement et régulièrement.
Elle souligne aussi que les produits doivent respecter les normes et spécifications applicables. Les préservatifs en latex restent donc une référence largement utilisée. Le polyuréthane constitue une alternative sans latex, particulièrement utile pour les personnes allergiques à cette matière. Le choix du matériau ne suffit toutefois pas à déterminer la fiabilité d’un produit : sa conformité, son état, son stockage et son utilisation comptent aussi.
Une protection qui dépend aussi de l’utilisation
L’OMS estime que l’utilisation correcte du préservatif à chaque rapport permet d’éviter 98 % des grossesses non planifiées chez les femmes dont le partenaire utilise correctement un préservatif masculin pendant un an.
La protection contre les IST n’est cependant pas absolue. L’Assurance maladie rappelle que certaines infections, comme le HPV ou l’herpès génital, peuvent être transmises par des zones qui ne sont pas couvertes par le préservatif.
L’OMS estime aussi que l’augmentation de l’utilisation des préservatifs depuis 1990 aurait contribué à éviter environ 117 millions de nouvelles infections par le VIH à l’échelle mondiale. Dans le cas du rappel My Lubie, la consigne reste donc ciblée : les boîtes concernées ne doivent plus être utilisées, sans remettre en cause la fiabilité générale des préservatifs conformes.



