Le coût de la restauration des zones brûlées dépasse déjà 3,1 milliards d’euros pour cinq pays de la zone euro, selon une analyse du Financial Times publiée ce 3 août 2026. France, Espagne, Portugal, Grèce et Roumanie concentrent l’essentiel de cette facture, alors que la saison des feux se poursuit.
Ce montant se limite pour l’instant aux frais de reboisement et de remise en état des terrains touchés. Il n’inclut ni les dégâts subis par les habitations, les commerces, les exploitations agricoles et le secteur touristique, ni les conséquences futures comme la hausse attendue des primes d’assurance ou les besoins d’investissement en équipements de lutte contre le feu. D’après le Financial Times, ce chiffre dépasse déjà la moyenne annuelle habituellement calculée par la Commission européenne pour l’ensemble de l’Union, évaluée à 2,5 milliards d’euros.
Des dizaines de milliers d’hectares partis en fumée en France
Depuis début juillet, plusieurs vagues de chaleur successives ont favorisé la multiplication des départs de feu dans le sud du continent, touchant simultanément plusieurs pays. En Gironde, en France, l’incendie qui a ravagé près de 42 000 hectares a contraint environ 220 000 personnes à quitter leur domicile ou leur lieu de vacances. Un autre foyer dans les Landes a détruit 3 600 hectares supplémentaires, tandis qu’un incendie dans la Drôme et un autre dans les Pyrénées-Orientales ont également ravagé plusieurs milliers d’hectares de forêt.
En Espagne, la superficie brûlée dépasse déjà 200 000 hectares, soit le double de la moyenne annuelle habituelle du pays. Madrid avait dû demander l’appui de l’Union européenne pour faire face à des incendies particulièrement violents dans les provinces d’Ávila et de Guadalajara, où environ 60 000 personnes avaient été évacuées, ainsi que près de Valence. Le Portugal, la Grèce et la Roumanie figurent eux aussi parmi les pays les plus durement frappés par les feux cet été. Face à cette pression simultanée, la Commission européenne avait mobilisé des moyens aériens pour la France comme pour l’Espagne via son mécanisme de protection civile.
La sécheresse pèse aussi sur l’industrie
Au-delà des flammes, une pénurie d’eau prolongée aggrave la situation économique du continent. La baisse du niveau du Rhin et du Danube complique le transport de marchandises et perturbe plusieurs secteurs industriels. En Hongrie et en Roumanie, les centrales nucléaires doivent réduire leur activité, l’eau disponible pour refroidir les réacteurs se faisant plus rare.
Le Financial Times souligne que « la hausse des coûts liés aux événements météorologiques extrêmes » s’accélère avec le changement climatique. Cette dynamique n’est pas nouvelle : en 2022, déjà considérée comme une année record, environ 900 000 hectares étaient partis en fumée dans l’Union européenne selon les données du système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS) — un seuil que la saison 2026 pourrait à nouveau approcher ou dépasser.
Des factures encore appelées à s’alourdir
Les autorités européennes n’excluent pas que le bilan financier continue de grimper dans les prochaines semaines. Le risque d’incendie reste élevé jusqu’en août, avec une possible extension vers la Grèce et l’Italie, selon les projections de la Commission européenne. Les cinq pays les plus touchés devront, en parallèle des opérations de secours, préparer les budgets nécessaires à la reconstruction des zones sinistrées.




j’ai du mal à comprendre qu’un agriculteur ne l’ai pas encore agressé physiquement. Un oeuf, un tomate, une bricole, quoi 😉