Donald Trump a validé l’attaque contre l’Iran le 28 février malgré des mises en garde précises de ses propres services de renseignement, révèle le Wall Street Journal. Six mois plus tard, le conflit reste sans issue, avec un bilan estimé à 3 000 morts iraniens et 18 militaires américains tués.
Une réunion clé au Bureau ovale
Quelques jours avant le déclenchement des hostilités, le président américain a convoqué sa directrice du renseignement national de l’époque, Tulsi Gabbard, pour évaluer l’opportunité d’une attaque de grande ampleur. Selon des sources proches du dossier citées par le quotidien économique, Gabbard aurait averti que l’élimination du guide suprême iranien Ali Khamenei risquait de porter au pouvoir un gouvernement encore plus radical, susceptible d’accélérer un programme nucléaire militaire.
La responsable aurait également prévenu que Téhéran fermerait vraisemblablement le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, et lancerait des représailles contre les forces américaines déployées dans la région.
Le vice-président JD Vance défendait de son côté une ligne plus prudente, plaidant pour laisser davantage de temps à la diplomatie. Il estimait que l’économie iranienne, déjà fragilisée par les sanctions américaines, pourrait pousser Téhéran à négocier sans recourir à la force. Des responsables militaires de haut rang, dont le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, avaient de leur côté prévenu que l’opération risquait de coûter des vies américaines et d’épuiser les stocks de munitions.
Un feu vert malgré les objections
Face à ces réserves, le président israélien Benjamin Netanyahu et plusieurs conseillers de la Maison-Blanche ont insisté sur la fragilité inédite du régime iranien, présentée comme une occasion rare de démanteler durablement son programme nucléaire. Les présentations du Pentagone, jugées plus convaincantes que les mises en garde diplomatiques, ont fini par l’emporter dans la décision finale de Trump.
Selon des témoins cités par le Wall Street Journal, le président aurait accueilli avec satisfaction l’annonce de la mort de Khamenei, apprise lors d’un événement de collecte de fonds à Mar-a-Lago le jour même du lancement des frappes.
Un conflit toujours enlisé
Six mois après le début des opérations, la situation reste bloquée. Le fils du dirigeant tué, Mojtaba Khamenei, a pris la tête du pays sans céder aux pressions américaines. Le détroit d’Ormuz demeure perturbé par des attaques répétées contre des navires commerciaux, provoquant une hausse durable des prix de l’énergie et poussant plusieurs pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite et le Qatar, à réclamer une issue diplomatique.
Face à l’échec des négociations, dont la dernière fenêtre a expiré le 17 août sans accord, l’administration américaine a annoncé un basculement vers une stratégie de pression économique baptisée Operation Economic Outcast, visant selon le secrétaire au Trésor Scott Bessent à affaiblir durablement le régime iranien.
À titre de comparaison, la précédente confrontation directe entre Washington et Téhéran, l’assassinat du général Qassem Soleimani en janvier 2020, n’avait pas dégénéré en conflit ouvert malgré des craintes similaires formulées à l’époque par Gabbard elle-même, alors élue démocrate opposée à toute escalade militaire.



« Gabbard aurait averti que l’élimination du guide suprême iranien Ali Khamenei risquait de porter au pouvoir un gouvernement encore plus radical »
Trump a bien fait de ne pas écouter (virer) Gabbard. C’est quoi cette nana qui se permet d’être ultra-compétente ?