Mojtaba Khamenei : les révélations du président Pezeshkian sur le guide suprême

Les communications au sommet de l’appareil d’État en Iran subissent des contraintes sécuritaires. Le président iranien Masoud Pezeshkian a révélé ce mercredi 5 août lors d’un entretien télévisé qu’il lui est très difficile de joindre le guide suprême Mojtaba Khamenei. Selon l’intervenant, les impératifs de protection du dirigeant expliquent cet isolement exceptionnel.

Des mois sans la moindre apparition publique

Le dirigeant suprême Mojtaba Khamenei n’est apparu dans aucune séquence publique depuis sa nomination à la tête du pays en mars 2026. Cette prise de fonction est intervenue après le décès de son père Ali Khamenei, tué dans des frappes attribuées aux États-Unis et à Israël à la fin de février. L’Assemblée des experts, un collège religieux de 88 membres, avait désigné le fils du responsable défunt pour lui succéder.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

Intervenant à l’antenne, Masoud Pezeshkian a tenté de rassurer la population face à l’absence d’images de l’autorité religieuse. Le président a déclaré que sa présence constitue une source de force considérable pour garantir la trajectoire de l’exécutif. Il a également précisé que le responsable spirituel a consenti à valider une mesure à laquelle il se montrait d’abord hostile.

Le démenti des rumeurs de démission et l’allégeance au leader

Au cours de la même intervention, le chef du pouvoir exécutif a fermement réfuté les spéculations sur son propre départ. Plusieurs rumeurs médiatiques faisaient part d’une lettre de renonciation rédigée en raison de tensions institutionnelles. Masoud Pezeshkian a nié tout projet d’abandon de ses fonctions et a proclamé sa fidélité absolue envers l’autorité suprême.

Le représentant de l’exécutif a dénoncé les manœuvres de factions rivales cherchant à tirer profit de cette situation. Il leur reproche d’aggraver les contestations internes pour faire avancer leurs propres objectifs politiques. Selon le président, des accusations sans fondement ont été diffusées afin de créer un climat de scission dans la capitale iranienne, à Téhéran.

Un arbitrage fondé sur le vote d’experts

Masoud Pezeshkian a détaillé le mécanisme décisionnel suivi pour trancher le dernier dossier litigieux. Un rapport technique avait été transmis au haut dignitaire après des délibérations au sein du conseil national. Ce dernier exigeait l’aval d’un seuil minimum de 75 % des suffrages pour valider l’orientation proposée.

Le texte a finalement réuni les 12/13e des voix parmi les membres consultés. Ayant obtenu cette majorité, le dirigeant a accepté d’entériner la décision retenue. Masoud Pezeshkian insiste sur le fait que cet acte traduit le respect d’un avis d’expert, regrettant que certains aient transformé cet arbitrage en prétexte de discorde.

Laisser un commentaire