Présidentielle 2027 : Vincent Bolloré démolit en privé les prétendants de droite selon L'Express

Quatre figures de la droite et de l’extrême droite française auraient été jugées sévèrement, en coulisses, par un seul et même homme d’affaires. Selon des informations de L’Express publiées le 27 août 2026, Vincent Bolloré aurait livré des avis tranchés sur plusieurs candidats potentiels à la présidentielle de 2027, lors de rencontres tenues à l’écart des caméras.

Des jugements sévères sur les principaux candidats

Marine Le Pen serait ainsi qualifiée d’« analphabète en économie » par l’industriel breton, selon des proches cités par l’hebdomadaire. Elle apparaîtrait à ses yeux comme une figure plus difficile à influencer que Jordan Bardella, actuel président du parti.

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Bruno Retailleau, invité dans la propriété vendéenne du milliardaire, n’aurait pas davantage convaincu. L’ancien ministre de l’Intérieur, devenu président des Républicains en mai 2025, manquerait selon l’entourage de Bolloré de l’envergure nécessaire pour briguer l’Élysée — « pas suffisamment taillé » pour la fonction, dans les mots rapportés par le magazine.

Édouard Philippe n’échapperait pas davantage à la critique. L’ancien Premier ministre serait résumé par la formule « un Macron en moins », une pique renvoyant à sa proximité supposée avec le style du chef de l’État actuel.

Le cas Zemmour et l’hypothèse Knafo

Éric Zemmour ferait figure de cas particulier. Le président de Reconquête, que Bolloré aurait pourtant contribué à faire émerger médiatiquement depuis une quinzaine d’années via ses chaînes, serait aujourd’hui qualifié de « débranché » par celui qui l’a longtemps soutenu.

Cette prise de distance interviendrait alors que des cadres du parti évoquaient déjà, dès mai 2026, une montée en puissance de Sarah Knafo. Députée européenne et compagne d’Éric Zemmour depuis 2021, elle serait perçue par l’entourage de Bolloré comme une option plus intéressante que son partenaire pour 2027.

Un homme d’affaires habitué aux coulisses politiques

Cette série de jugements privés s’ajouterait à une longue liste d’interventions informelles de l’industriel dans la vie politique française. En juin 2024 déjà, c’est dans les bureaux de Bolloré qu’Éric Ciotti aurait préparé son ralliement controversé au Rassemblement National, selon des révélations du Monde à l’époque.

Propriétaire de Vivendi, qui contrôle notamment la chaîne CNews, Bolloré a été entendu en mars 2026 par une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité de l’audiovisuel public. Il s’y était alors présenté comme le « bouc émissaire parfait » d’une élite qui lui serait hostile, rejetant toute accusation de guerre politique menée via son empire médiatique.

Âgé de 74 ans, l’homme d’affaires, dont la fortune est estimée à près de 10 milliards de dollars, avait quitté la direction opérationnelle du groupe Bolloré en 2022 tout en conservant une influence déterminante sur ses médias.

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