Le 1er août 2026, Elon Musk a réactivé plusieurs comptes français suspendus sur son réseau social X après une demande publique d’Alice Cordier, militante identitaire et membre du collectif Némésis. L’échange, réalisé directement sur la plateforme, concernait notamment des comptes liés à des associations catholiques et identitaires comme Academia Christiana, Notre-Dame de Chrétienté ou Marche pour la vie.
Dans les faits, Alice Cordier avait sollicité Elon Musk via X en dénonçant la suspension de plusieurs comptes qu’elle considérait comme injustifiée. Le patron de Tesla a répondu par un simple message indiquant qu’il allait se renseigner sur la situation. Peu après, la militante a affirmé que les comptes avaient été restaurés dans l’heure. Cet épisode intervient alors que les relations entre Elon Musk et plusieurs personnalités de la droite radicale font régulièrement débat depuis son rachat de Twitter en 2022.
Les liens entre Elon Musk et les mouvements conservateurs internationaux
Depuis plusieurs années, Elon Musk multiplie les prises de position politiques. Aux États-Unis, il s’est particulièrement rapproché de Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2024. Le milliardaire a apporté un soutien financier important à sa candidature, participé à plusieurs événements de campagne et obtenu un rôle au sein de son administration après son retour à la Maison-Blanche. Il a aussi dirigé le D.O.G.E. Il s’agissait d’une commission chargée de travailler sur la réduction des dépenses publiques, avant de prendre ses distances sur certains sujets avec l’exécutif américain à cause de l’impact de ses positions sur ses entreprises.
Musk proche de Trump, de l’AfD et du RN
En Europe, Elon Musk a également affiché son soutien à plusieurs figures ou mouvements classés à droite radicale. En Allemagne, il a apporté son appui au parti Alternative für Deutschland (AfD), notamment avant les élections législatives de 2025. Ses interventions publiques en faveur de cette formation ont suscité des réactions critiques de responsables politiques allemands, qui l’ont accusé d’interférer dans le débat démocratique du pays. En France, il avait aussi exprimé son soutien à Marine Le Pen en la présentant comme une figure importante de la présidentielle de 2027, affirmant même qu’elle était « le dernier espoir » du pays.



