Vinicius ne détient aujourd’hui qu’environ la moitié des revenus tirés de son image, contre près de 100 % pour son coéquipier Kylian Mbappé. Cette différence de traitement serait devenue un point de friction dans les discussions autour de sa prolongation au Real Madrid, selon le quotidien AS.
Un partage des revenus jugé déséquilibré
Depuis la signature de sa précédente prolongation en 2022, le club madrilène conserve environ la moitié des droits d’exploitation commerciale de l’attaquant brésilien. Une part que Vinicius chercherait désormais à réduire, pour se rapprocher du régime accordé à Mbappé lors de son arrivée libre en 2024. Le Français bénéficierait d’une quasi-intégralité de ses propres revenus d’image, une condition qui aurait facilité la construction de son contrat avec Madrid.
Les négociations entre le club et le clan du joueur seraient bloquées depuis plusieurs mois, selon ESPN, butant également sur la question d’une prime de prolongation, comparable à celle touchée par Mbappé à son arrivée. Le Real Madrid aurait toujours refusé ce type de bonus, par crainte de créer un précédent pour d’autres renouvellements à venir.
Une puissance commerciale en forte hausse
L’argument brandi par l’entourage de Vinicius repose sur la progression de sa cote publicitaire. Le Brésilien compterait aujourd’hui des accords avec 18 marques internationales, parmi lesquelles Nike, Apple, Prada ou Pepsi. Lors de la dernière Coupe du monde, il figurait parmi les footballeurs les plus sponsorisés de la compétition, juste derrière Neymar.
L’intérêt des marques pour Vini ne cesse de croître, aurait affirmé Frederico Pena, dirigeant de l’agence Roc Nation Sports Brésil qui gère la carrière du joueur, selon des propos rapportés par la presse espagnole.
Le contrat actuel de l’ailier expire en juin 2027. Arrivé à Madrid en 2018 en provenance de Flamengo pour 45 millions d’euros, il avait d’abord signé un contrat modeste au regard de son statut de jeune espoir, avant de voir sa valeur exploser sportivement. Sa valeur marchande est aujourd’hui estimée à plus de 100 millions d’euros, ce qui fait de lui l’un des joueurs les plus valorisés de l’effectif madrilène, derrière Mbappé et Jude Bellingham.
Un précédent qui inquiète le club
Le Real Madrid redouterait qu’un alignement complet sur le modèle Mbappé n’ouvre la voie à des revendications similaires de la part d’autres cadres de l’effectif. Cette prudence expliquerait en partie la lenteur des négociations, malgré la volonté affichée des deux parties de prolonger la collaboration.
La gestion des droits à l’image constitue un enjeu financier ancien dans le football espagnol : le montage contractuel séparant salaire sportif et revenus d’image, généralisé en Liga depuis les années 1990 pour des raisons fiscales, reste aujourd’hui l’un des principaux leviers de négociation entre grands clubs et stars internationales.



