FIFA : l'UEFA adoptera un vote de défiance contre Infantino s'il ne démissionne pas

Gianni Infantino fait face à un ultimatum de l’UEFA : démissionner ou affronter un vote de défiance d’urgence à la présidence de la FIFA. L’instance européenne a annoncé une perte de confiance samedi matin, selon des informations du Telegraph publiées ce 1er août 2026.

Un ultimatum lancé samedi matin

L’organe dirigeant du football continental a annoncé une perte de confiance envers la direction actuelle de la FIFA. Selon la déclaration relayée par le quotidien britannique, celle-ci a non seulement perdu la confiance de l’UEFA mais aussi celle de nombreux autres membres de la famille du football. Les 55 fédérations membres de l’UEFA réclament un changement au sommet, dénonçant des projets secrets sur des échelles de temps accélérées, concoctés par des individus sans visage.

Cette prise de position fait suite à l’abandon forcé, vendredi 31 juillet, d’un plan évalué à 15 milliards de livres visant à céder une participation dans les activités commerciales du Mondial. Le projet, révélé quelques jours plus tôt, avait aussitôt provoqué une fronde généralisée : boycott menacé par l’UEFA, opposition de la CONCACAF et de la Confédération asiatique, puis démission d’un conseiller proche d’Infantino siégeant à une commission de la Maison-Blanche. Face à cette contestation qualifiée en interne de tuer le monstre, le président de la FIFA avait fini par retirer sa proposition, évoquant des divisions trop profondes pour être surmontées. C’est dans ce cadre que l’UEFA a choisi de hausser le ton et d’exiger son départ.

Comment se déclencherait le vote de censure

Les 55 pays membres de l’UEFA choisiraient d’évincer Gianni Infantino lors d’un vote de censure s’il refuse de se retirer volontairement. L’organisation continentale peut, à elle seule, provoquer ce scrutin dès lors qu’elle réunit 43 fédérations sur les 55 qu’elle compte. Une fois déclenché, le vote se tiendrait devant l’ensemble des 211 fédérations membres de la FIFA, réunies en congrès.

Pour être contraint de quitter son poste, le dirigeant devrait recueillir contre lui la majorité simple, plus de 50 % des suffrages valablement exprimés, soit l’opposition d’au moins 106 nations. Le seuil reste élevé compte tenu du poids électoral traditionnellement favorable à Infantino en Afrique, en Amérique du Sud et dans certaines confédérations asiatiques, où la FIFA a multiplié les programmes de financement ces dernières années.

Un précédent rare dans l’histoire de la FIFA

Aucun président de la FIFA n’a jamais été destitué par un vote de défiance depuis la création de l’instance en 1904. Le précédent le plus marquant reste la démission de Sepp Blatter en 2015, quatre jours seulement après sa réélection, dans le sillage d’un vaste scandale de corruption révélé par la justice américaine et suisse. Infantino, élu en 2016 pour succéder à Blatter, avait alors promis de restaurer la gouvernance de l’institution.
L’issue de ce bras de fer dépendra désormais des prochaines semaines, l’UEFA ayant précisé vouloir mener un examen approfondi et fondamental des responsabilités dans cette affaire, sans exclure aucune option.

1 réflexion au sujet de “FIFA : l'UEFA adoptera un vote de défiance contre Infantino s'il ne démissionne pas”

  1. Booooof, il s’en fout ! Tout ce qu’il a mis à gauche depuis qu’il est là … il doit être en train de racheter la villa de Clooney sur le lac de Côme

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