Sanctions contre l'Iran : la Chine rejette l'ultimatum économique de Trump

La Chine a écarté vendredi la demande américaine de rallier une nouvelle campagne de pression économique contre l’Iran. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a affirmé que « les sanctions et la pression ne contribueront pas à résoudre le problème », appelant à une solution politique et diplomatique.

Un refus exprimé par deux canaux distincts

À Washington, l’ambassade chinoise avait déjà transmis une position identique au South China Morning Post, son porte-parole Liu Chang jugeant que les pressions n’apportaient aucune solution. Pékin a ensuite réitéré cette ligne par la voix de son ministère des Affaires étrangères, écartant toute ambiguïté sur sa position.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

La demande américaine avait été formulée jeudi par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui avait exhorté la Chine à « suivre le mouvement », rappelant que le pays tire la moitié de son énergie du Golfe. Bessent avait présenté l’initiative comme la plus vaste opération d’isolement économique coordonné de l’histoire, sommant alliés comme rivaux de choisir leur camp.

Une pression amorcée par Trump

Cette campagne fait suite à l’annonce du président Donald Trump, mercredi, d’une opération économique inédite contre Téhéran, visant les réseaux de contrebande pétrolière, les transferts financiers, les bureaux de change et les sociétés-écrans liées à l’Iran. Bessent doit détailler les mesures concrètes lors d’une conférence de presse lundi.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié cette offensive de diversion face aux difficultés budgétaires américaines, la Chine achetant depuis des années l’essentiel du pétrole iranien malgré les sanctions occidentales déjà en vigueur. Cette dépendance commerciale ancienne expliquerait en partie la réticence chinoise à s’associer à une nouvelle vague de restrictions.

Le calendrier diplomatique ajoute une dimension supplémentaire à ce désaccord : le président chinois Xi Jinping doit se rendre à la Maison Blanche le 24 septembre, une visite où le dossier iranien devrait figurer parmi les sujets sensibles abordés entre les deux puissances.

Laisser un commentaire