Séisme en Indonésie : 33 morts à Florès, un bilan en forte hausse

Le bilan du séisme survenu samedi au large de l’Indonésie s’élève désormais à 33 morts et 23 blessés. Le gouverneur de Nusa Tenggara Timur, Melki Laka Lena, a annoncé ce chiffre samedi en fin d’après-midi lors d’un déplacement dans le Sikka, l’une des zones sinistrées, selon Kompas.com.

Une secousse suivie de plusieurs répliques

La secousse, d’une magnitude de 7,7, s’est produite à 5h58 heure locale au large du nord de l’île de Florès, dans la province de Nusa Tenggara Timur. Son épicentre se situait à 30 kilomètres au nord-est de Mbay, dans le Nagekeo, à une profondeur de 15 kilomètres selon l’agence indonésienne de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG). Une alerte au tsunami a été déclenchée pour plusieurs provinces, avant d’être levée quelques heures plus tard. Des vagues d’environ un mètre ont été enregistrées à Maurole, près d’Ende. Plusieurs répliques ont suivi le choc principal, dont une de magnitude 6,1 ressentie à Labuan Bajo.

Un bilan qui grimpe heure après heure

Les chiffres communiqués par les autorités locales ont fortement évolué au fil de la journée. Un premier décompte évoquait deux victimes vers 8h30 du matin, avant de passer à cinq, puis à quatorze en milieu de journée. « Les données que nous détenons font état de 33 morts », a précisé le gouverneur, en soulignant qu’il s’agissait d’un bilan provisoire. Selon sa répartition, les décès se concentrent principalement dans les districts de Manggarai et Manggarai Timur, avec 14 morts chacun, tandis que Sikka, Ende et Manggarai Barat comptent respectivement 3, 1 et 1 victime. Quatre personnes resteraient encore prisonnières des décombres dans la zone de Manggarai, où des équipes poursuivent les opérations de recherche.

Des infrastructures et des liaisons aériennes touchées

Les dégâts matériels s’étendent à plusieurs districts de l’île. La salle d’attente du terminal portuaire Laurentius Say à Maumere s’est effondrée, causant au moins un décès. Un glissement de terrain a coupé l’axe routier Trans-Florès entre Ende et Bajawa, compliquant l’acheminement des secours vers les zones les plus isolées. Deux vols reliant Kupang à Ende ont été annulés, tandis que les liaisons vers Ruteng restent suspendues dans l’attente d’une évaluation des pistes d’atterrissage. Environ 2 000 habitants ont quitté leur domicile pour se réfugier en altitude, par crainte d’un tsunami ou de nouvelles répliques. Le rétablissement de l’électricité et des télécommunications se poursuit progressivement dans les secteurs affectés.

Le chef du BNPB, l’agence nationale de gestion des catastrophes, et le ministre coordinateur du Développement humain, Pratikno, doivent se rendre sur place pour évaluer la situation. Le gouvernement provincial a entamé les démarches pour faire reconnaître l’événement comme catastrophe régionale, la décision d’un classement en catastrophe nationale relevant du gouvernement central.

Florès avait déjà été frappée par un séisme dévastateur en 1992 : une secousse de magnitude 7,7, suivie d’un tsunami de plusieurs mètres, avait fait plus de 2 500 morts, l’un des séismes les plus meurtriers de la décennie 1990 en Asie du Sud-Est.

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