Afrique : l’Iran dénonce les « ingérences » de la France et veut se rapprocher de l’AES

À New York, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré son homologue burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré. Les échanges ont notamment porté sur le renforcement des relations entre Téhéran et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), dans un contexte marqué par la dégradation des relations entre le Burkina Faso et la France.

Le rapprochement entre l’Iran et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se précise. En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s’est entretenu dimanche avec son homologue burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré.

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Les deux responsables ont notamment évoqué les relations bilatérales entre Téhéran et Ouagadougou, mais aussi la situation au Sahel et les développements au Moyen-Orient. La rencontre a également permis aux deux parties de revenir sur plusieurs positions diplomatiques défendues par leurs pays.

Au cours des échanges, Abbas Araghchi a affiché la volonté de l’Iran de développer davantage ses relations avec les pays africains, avec une attention particulière portée aux trois États membres de l’AES : Burkina Faso, Mali et Niger.

Le chef de la diplomatie iranienne a exprimé l’espoir qu’une rencontre réunissant prochainement l’Iran et les trois pays de l’AES puisse être organisée. Une perspective accueillie favorablement par Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a souligné la volonté du Burkina Faso et des autres membres de l’organisation sahélienne d’approfondir leurs relations et leur coopération avec Téhéran.

Le ministre iranien a également évoqué la question de la souveraineté des États. Il a défendu la position de son pays en faveur de l’indépendance nationale et a dénoncé les pressions ainsi que ce qu’il a qualifié d’« ingérence illégale » de la France dans les affaires intérieures des pays africains.

Les relations entre Paris et Ouagadougou restent tendues

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement difficile entre la France et le Burkina Faso. Le 26 juin 2026, Ouagadougou avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Paris, accusant notamment la France d’agir contre ses intérêts. La France avait confirmé avoir pris acte de cette décision, tout en la qualifiant d’hostile et infondée.

La rencontre entre les ministres iranien et burkinabè intervient ainsi alors que Ouagadougou cherche à diversifier ses partenariats internationaux. Pour Téhéran, le renforcement des relations avec l’AES ouvre de son côté une nouvelle perspective de coopération avec une organisation qui rassemble trois pays sahéliens engagés dans une politique de rapprochement avec de nouveaux partenaires.

1 commentaire sur « Afrique : l’Iran dénonce les « ingérences » de la France et veut se rapprocher de l’AES »

  1. vendez nous des missiles et drones pour tirer dans le tas, même pas besoin de viser.
    La vengeance est mienne cest ce qu’a dit le seigneur

    Répondre

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