Cinquante-huit kilomètres et demi de route seront dédoublés entre Ouidah et Hillacondji, à la frontière avec le Togo. La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé le 10 septembre que le gouvernement béninois, avec son appui financier, a initié ce chantier, réparti en quatre lots.
Un projet qui dépasse le simple élargissement de chaussée
L’opération va au-delà du simple élargissement de chaussée. Elle comprend 35,5 kilomètres de contre-allées reliant Godomey à Ouidah, 21 kilomètres de voies menant aux sites touristiques de la cité historique, un parking pour poids lourds sur 6 hectares, ainsi que des casernes et logements de service à la frontière, sur un domaine de 3 hectares. Cumulés, ces trois volets linéaires totalisent 115 kilomètres d’aménagements routiers.
Ce chantier s’ajoute à une série de dossiers d’infrastructures récemment soutenus par la BAD au Bénin : construction d’écoles professionnelles agricoles à Kpomassè et Athiémé, chiffrage à 1 370 milliards de FCFA par an des besoins de financement du pays jusqu’en 2030, ou encore rapprochement affiché début septembre avec les caisses de dépôt régionales lors d’un forum à Cotonou. La banque projette par ailleurs une croissance de 7 % pour l’économie béninoise en 2026, portée en partie par les chantiers publics.
Une troisième phase du corridor Lomé-Cotonou
Le tronçon Ouidah-Hillacondji constitue le volet béninois de la phase 2 du Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière. Ce programme cible le corridor Abidjan-Lagos, classé première priorité du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) de l’Union africaine et rattaché au programme régional de facilitation des transports de la CEDEAO.
La phase 1 de ce même chantier avait été financée dès 2011 par un prêt de 63 millions de dollars et un don de 63,35 millions de dollars du Fonds africain de développement. Elle a permis l’aménagement de la section Pahou-Ouidah-Hillacondji ainsi que la construction d’un poste de contrôle juxtaposé à la frontière togolaise, un chantier achevé en 2022 selon la BAD.
Un axe parmi les plus fréquentés d’Afrique de l’Ouest
Long d’environ 1 028 kilomètres, le corridor Abidjan-Lagos relie cinq capitales économiques — Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos — et dessert plus de 35 millions d’habitants. Selon des données de la Banque mondiale, jusqu’à 10 000 personnes et plusieurs milliers de véhicules franchissent chaque jour les postes-frontières de cet axe, qui concentrerait près de 75 % des échanges commerciaux de la sous-région.
Le volet béninois figure parmi les priorités du Plan d’Action du Gouvernement (PAG) 2021-2026, qui fait du bitumage routier et du désenclavement territorial l’un de ses axes. Les autorités présentent l’ouvrage comme un moyen de fluidifier la circulation entre Cotonou et la frontière togolaise, empruntée quotidiennement par les transporteurs et commerçants desservant le marché régional. Le calendrier précis des travaux, lot par lot, n’a pas encore été communiqué par la BAD.




Qui peut ne pas saluer la mise en œuvre de ce gigantesque projet .
J’avoue que sa mise en chantier sera le début des grands œuvres à mettre à l’actif de Wadagni .
Un autre volet très important dont j’attire le regard du gouvernement est le pont de contournement de Calavi pour faciliter la vie des riverains de Cotonou et Calavi .
Depuis Lomé, je rentrerai donc en toute sérénité à Cotonou .
Voyez-vous ???