Bénin : les centrales syndicales réagissent au nouveau statut des AME

L’intégration progressive des Aspirants au métier d’enseignant (AME) dans la fonction publique reçoit un accueil favorable des centrales syndicales au Bénin. L’UNSTB et la COSI-Bénin saluent l’annonce, tout en demandant au gouvernement de préciser rapidement les modalités d’application de la mesure.

La décision prévoit un passage progressif des AME vers un nouveau statut d’agents contractuels de droit public des collectivités territoriales décentralisées. Les premières informations communiquées sur le dispositif font état d’une prise en compte de l’ancienneté, de la qualification et de l’âge, avec un recrutement sur titre.

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L’UNSTB salue une évolution du statut des AME

L’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (UNSTB) a réagi favorablement à l’annonce dans une déclaration publiée le 11 septembre 2026. Selon les éléments rapportés par Le Matinal, la centrale considère la mesure comme une avancée pour les enseignants concernés et pour leurs conditions de travail.

L’organisation syndicale estime que la fin progressive du statut actuel des AME peut contribuer à réduire la précarité dans le secteur éducatif. Elle encourage aussi le gouvernement à poursuivre les discussions sociales afin de traiter les autres préoccupations des travailleurs.

Cette réaction intervient après plusieurs années de recours aux AME pour répondre au déficit d’enseignants dans les établissements publics. Le programme spécial de pré-insertion dans l’enseignement a été lancé à partir de l’année scolaire 2019-2020. Selon les données officielles, 73 658 candidats ont encore participé au test destiné à renforcer la base de compétences des AME du primaire en décembre 2025, pour 2 319 postes alors nécessaires.

La COSI-Bénin demande des actes concrets

La COSI-Bénin accueille elle aussi favorablement l’annonce, mais souhaite que sa mise en œuvre ne tarde pas. Dans une réaction rapportée par Le Matinal, son secrétaire général, Codjo Hinlin, estime que le démarrage du processus constitue une avancée, tout en demandant que les engagements annoncés soient rapidement traduits dans les faits.

« Quelque chose est fait, il faut encourager et aller plus loin », a déclaré Codjo Hinlin, selon Le Matinal. Le responsable syndical relève aussi l’absence, à ce stade, d’un calendrier précis permettant aux bénéficiaires de connaître les prochaines étapes du processus. La centrale souhaite aussi que le gouvernement examine la situation d’autres travailleurs exerçant dans des secteurs essentiels. La santé figure parmi les domaines cités par Codjo Hinlin, qui appelle à une approche plus large des questions de statut et de conditions de travail.

Une réforme attendue après plusieurs années de pré-insertion

Le dossier des AME trouve son origine dans la volonté de répondre au manque d’enseignants dans les écoles publiques. En 2023, le gouvernement indiquait que 14 097 AME avaient déjà bénéficié d’un contrat dans le primaire. Les données présentées à l’Assemblée nationale faisaient aussi état de 10 686 déploiements en 2019, suivis de 1 022 en 2020 et de 4 407 en 2022.

Les réactions de l’UNSTB et de la COSI-Bénin convergent ainsi sur un point : l’annonce de l’intégration est accueillie favorablement, mais les centrales syndicales attendent désormais la définition précise du calendrier, des critères et des modalités permettant sa mise en œuvre progressive.

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