Un bloc rocheux s’est détaché d’une colline dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre 2026 à Dassa-Zoumè, sans faire de victime. La chute s’est produite dans le quartier Mouja, situé dans l’arrondissement de Dassa 2.
L’incident a été constaté après le détachement d’une masse rocheuse depuis le versant de la colline. Aucun décès ni blessé n’a été signalé, mais la chute a suscité des inquiétudes parmi les riverains installés à proximité du site.
Des premières observations sur les causes
Des autorités locales se sont rendues sur place avec un biogéographe afin d’examiner les lieux. Les premières observations évoquent plusieurs facteurs susceptibles d’avoir favorisé le détachement du bloc.
L’érosion et la réduction du couvert végétal figurent parmi les hypothèses avancées. L’intervention humaine pourrait également être examinée, avec la possibilité d’un dynamitage évoquée lors des premières constatations. Cette dernière piste n’est toutefois pas établie à ce stade.
La situation devra donc faire l’objet d’une évaluation plus approfondie avant de déterminer précisément les causes du mouvement rocheux.
Le relief de Dassa-Zoumè présente des caractéristiques qui rendent ces phénomènes possibles. La commune compte une importante concentration de formations rocheuses, avec des collines constituées principalement de gneiss et de granite. Le ministère de l’Eau et des Mines décrit ainsi plusieurs affleurements de gneiss œillés aux versants escarpés autour de la ville, avec des blocs rocheux pouvant atteindre des volumes importants.
Des précédents dans plusieurs secteurs
La chute observée à Mouja n’est pas présentée comme un phénomène isolé dans la commune. Des événements comparables avaient déjà été signalés à Dassa-Centre en 2011, ainsi que dans les secteurs de Modji-Gangan et de Loulè.
Des travaux universitaires consacrés aux mouvements rocheux au Bénin classent Dassa-Zoumè, avec plusieurs autres communes des Collines, parmi les zones exposées aux chutes de pierres et aux éboulements. Ils soulignent aussi les effets possibles de la déforestation et de l’érosion sur les versants rocheux.
Une étude consacrée aux reliefs de Dassa-Zoumè relève également que certaines habitations ont été construites à proximité immédiate de blocs rocheux ou sur les versants des collines, ce qui peut accroître l’exposition des populations aux mouvements de terrain.
Des mesures préventives recommandées
Face à ce type de risque, la revégétalisation des collines figure parmi les mesures proposées pour contribuer à limiter la dégradation des sols et des versants. Le balisage des secteurs considérés comme dangereux est également recommandé afin de réduire l’exposition des populations.
La sensibilisation des habitants installés à proximité des formations rocheuses constitue une autre mesure préconisée. Elle doit permettre de mieux signaler les zones à risque et d’éviter, autant que possible, l’installation ou certaines activités humaines sur les secteurs présentant des signes d’instabilité.



