Condamné à mort en 1985, un américain innocenté après une nouvelle analyse ADN

Douglas Stewart Carter, âgé de 71 ans, a passé quarante et un ans dans le couloir de la mort dans l’Utah, dans l’ouest des États-Unis, pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Il a été libéré lundi 28 septembre après de nouvelles analyses ADN, d’après son avocat.

Un crime, deux procès, une condamnation maintenue

Douglas Stewart Carter avait été condamné en 1985 pour le meurtre d’Eva Olesen, tante du chef de la police de Provo, ville de l’Utah. Un nouveau procès en 1992 a abouti à une nouvelle condamnation. Il avait été mis en cause par deux témoins et avait signé des aveux. L’accusation défendait la thèse d’un cambriolage ayant mal tourné.

Pendant toutes ces années, il ne cessait de clamer son innocence. Il affirmait que la police lui avait extorqué ses aveux. Deux décennies plus tard, les deux témoins ont admis que la police les avait payés et avait fait pression sur eux.

L’ADN, preuve décisive

La nouvelle est finalement venue de nouvelles analyses ADN effectuées sur la scène du crime, qui ont permis de l’innocenter. Sa libération intervient après 41 ans passés derrière les barreaux. L’organisation Innocence Project a recensé 317 condamnés innocentés par des tests ADN aux États-Unis, dont 18 dans le couloir de la mort, un chiffre cité dans un article de 2025. Les procureurs ont jusqu’en novembre pour décider s’ils maintiennent ou non un nouveau procès contre Douglas Stewart Carter.

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