Devant 30 000 spectateurs, Céline Dion émue aux larmes pour son premier concert parisien en six ans

Céline Dion a foulé la scène de la Plenitude Arena de Nanterre samedi 12 septembre, marquant son grand retour devant 30 000 personnes après six ans sans concert complet. La chanteuse québécoise a choisi On ne change pas pour ouvrir la soirée, un morceau que la salle entière a fini par chanter avec elle.

Une entrée bouleversée par l’émotion

Visiblement submergée, la voix hésitante, la star peine à retenir ses larmes dès son arrivée sur scène. « Merci beaucoup, je m’étais promis de ne pas pleurer. Je ne tiens pas mes promesses« , confie-t-elle au public, avant d’ajouter que ce moment lui avait manqué. Ce come-back met fin à six années sans tête d’affiche pour la chanteuse, contrainte de suspendre sa carrière après avoir révélé, en 2022, souffrir du syndrome de la personne raide, une maladie neurologique rare provoquant des spasmes musculaires sévères.

Une décennie marquée par les épreuves

Ce retour intervient au terme de dix années particulièrement éprouvantes pour l’artiste. En janvier 2016, son mari et imprésario, René Angélil, meurt d’un cancer de la gorge à 73 ans, après un combat contre la maladie entamé dès la fin des années 1990. Unis depuis 1994 lors d’une cérémonie religieuse à Montréal, ils avaient traversé plusieurs rechutes du cancer, jusqu’à ce que Dion mette temporairement sa carrière entre parenthèses pour rester à ses côtés. À ce deuil s’est ajoutée, six ans plus tard, l’annonce de son propre combat contre le syndrome de la personne raide, qui l’a forcée à annuler l’intégralité de sa tournée Courage en 2022 puis 2023. Chaque année depuis, la chanteuse lui rend hommage sur les réseaux sociaux à la date anniversaire de sa disparition.

Le spectacle de samedi s’étend sur près de deux heures et demie, avec un répertoire fourni et un dispositif scénique conséquent : musiciens, choristes et chœurs accompagnent l’artiste tout au long de la performance. Le passage par The Power of Love constitue l’un des sommets vocaux de la soirée : la chanteuse parvient à délivrer intégralement la puissante envolée finale du titre, sous les applaudissements nourris de la salle.

Paris aux couleurs de la chanteuse

La capitale s’est également mise à l’heure de l’événement. Des éléments visuels liés à sa discographie ont été déployés jusque dans le métro voisin de la salle, tandis qu’un grand magasin parisien lui a consacré un espace commercial dédié. La veille du concert, la mairie avait par ailleurs organisé un rassemblement musical populaire en son honneur, et la vasque olympique installée pour les Jeux de 2024 a été rallumée en clin d’œil à sa prestation depuis la Tour Eiffel lors de la cérémonie d’ouverture.

La ferveur autour de cette résidence parisienne s’était manifestée bien avant le lever de rideau : plus de neuf millions de personnes s’étaient inscrites à la loterie donnant un accès prioritaire à la billetterie, et l’ensemble des dates avait trouvé preneur en quelques heures. Le concert de samedi ouvre une série de 16 rendez-vous prévus jusqu’au 17 octobre, suivie de dix nouvelles dates en mai 2027.

Un public conquis à la sortie

Après plus de deux heures de spectacle, les spectateurs quittent l’arène visiblement marqués. « C’est la meilleure. J’ai tant pleuré, c’était si puissant, si émouvant ! », témoigne un fan, précisant que *On ne change pas* reste sa chanson préférée. Une autre spectatrice loue une voix « toujours aussi sublime », disant vouloir déjà se procurer une place pour l’une des dates de 2027.

La soirée se conclut par un doublé emblématique de son répertoire francophone, *S’il suffisait d’aimer* et *Pour que tu m’aimes encore*, portée du début à la fin par la seule performance de l’artiste. Sa précédente tournée, Courage, avait été interrompue en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, avant que la maladie ne l’éloigne durablement des salles de concert.

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