Deux soldats israéliens ont été tués jeudi 24 septembre dans le nord de la bande de Gaza par l’explosion d’un drone militaire qu’ils utilisaient. L’armée israélienne a annoncé leur mort vendredi 25 septembre et lancé une enquête sur les circonstances de l’accident.
Les victimes sont Nadav Kali, 24 ans, originaire de Har Halutz, et Ofek Moalem, 23 ans, originaire de Jérusalem. Réservistes, les deux hommes appartenaient au 7007e bataillon de la brigade de Jérusalem et participaient à une opération depuis une position militaire du nord de Gaza.
Un drone chargé d’explosifs retrouvé dans le poste militaire
L’explosion s’est produite après la chute d’un petit drone FPV transportant une charge explosive. D’après l’enquête préliminaire de l’armée israélienne, l’appareil est tombé à l’intérieur de la position occupée par les militaires. La raison de cet incident n’était toujours pas déterminée vendredi.
Les deux réservistes se sont ensuite rendus auprès du drone accidenté. L’explosion s’est produite après sa récupération et leur a infligé des blessures mortelles. Ils ont été évacués vers l’hôpital Barzilai d’Ashkelon, où leur décès a été constaté.
Les informations disponibles ne permettent pas encore d’établir précisément ce qui a provoqué la chute de l’appareil. L’enquête préliminaire rapportée par le Times of Israel indique que le drone s’est écrasé pendant son décollage. Les investigations doivent déterminer l’origine de la défaillance ainsi que les circonstances exactes de l’explosion.
La guerre à Gaza se poursuit malgré le cessez-le-feu de 2025
L’accident survient près de trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens dans le sud d’Israël. Environ 1 200 personnes avaient été tuées et 251 prises en otage, selon les chiffres israéliens repris par les Nations unies. Israël avait ensuite lancé une vaste offensive militaire dans la bande de Gaza.
Un cessez-le-feu a été annoncé le 10 octobre 2025, sans faire cesser entièrement les violences. Dans son rapport du 18 septembre 2026, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) faisait toujours état de frappes et de graves difficultés pour les civils. Selon le ministère de la Santé de Gaza, cité par l’agence onusienne, 1 381 Palestiniens avaient été tués entre l’annonce du cessez-le-feu et le 16 septembre 2026. L’OCHA signalait également des restrictions sur l’entrée de fournitures essentielles et d’importants besoins humanitaires à l’approche de l’hiver. Les forces israéliennes restent présentes dans certaines parties du territoire et y conduisent encore des opérations. Kali et Moalem participaient à l’une d’elles lorsque l’accident s’est produit.
L’utilisation de certains drones suspendue
Après la mort des deux réservistes, l’armée israélienne a temporairement interrompu l’utilisation de petits drones d’attaque et d’appareils capables de transporter ou de larguer des explosifs. Le commandement des forces terrestres a fixé une suspension initiale de 48 heures, avant une nouvelle évaluation.
Le chef d’état-major Eyal Zamir a également ordonné la création d’une équipe d’experts dirigée par un général de brigade des forces terrestres. Elle devra examiner les aspects techniques et opérationnels de l’accident afin d’établir pourquoi le drone s’est écrasé puis a explosé.
