Iran : Trump menace de prendre le contrôle du pétrole « comme au Venezuela »

Donald Trump a de nouveau évoqué le contrôle des ressources pétrolières iraniennes, dimanche 13 septembre 2026, en présentant la conservation du pétrole comme une option possible pour les États-Unis après la guerre. Depuis l’Irlande, le président américain a également affirmé que le conflit pourrait se terminer après les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre.

La perspective évoquée par Washington intervient alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran dure depuis plus de six mois et continue de perturber les marchés énergétiques. Trump a déclaré que les États-Unis pourraient finalement quitter le territoire iranien, mais aussi choisir de maintenir leur présence et de conserver les revenus liés au pétrole, en faisant référence au dispositif américain au Venezuela.

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Trump évoque une présence américaine prolongée

Le président américain affirme toujours privilégier un règlement du conflit. Il a déclaré que Téhéran chercherait à parvenir à un accord et « appelle constamment » Washington, une affirmation que les autorités iraniennes ont régulièrement rejetée.

Selon Reuters, Trump a assuré qu’il n’accepterait qu’un accord qu’il jugerait favorable aux États-Unis. Il a aussi estimé que la guerre pourrait prendre fin cette année, possiblement après les élections de mi-mandat prévues en novembre.

C’est dans ce contexte qu’il a évoqué une autre possibilité : maintenir une présence américaine en Iran afin de contrôler les ressources pétrolières. Trump a résumé cette option en déclarant que les États-Unis pourraient « rester et garder le pétrole comme au Venezuela ».

Téhéran rejette, de son côté, depuis toujours les déclarations américaines sur une volonté iranienne de négocier. Les responsables iraniens ont qualifié ces affirmations de fabrications et accusé Washington de présenter la pression comme de la diplomatie.

Une menace déjà formulée autour de Kharg

La référence au Venezuela ne constitue pas une première dans les déclarations de Trump sur le pétrole iranien. Le 11 juin, le président américain avait déjà annoncé son intention possible de prendre le contrôle de Kharg, une île stratégique pour les exportations pétrolières iraniennes, ainsi que d’autres installations énergétiques. Il avait alors déclaré que Washington pourrait prendre le contrôle des marchés iraniens du pétrole et du gaz en prenant pour modèle le Venezuela.

Kharg occupe une place stratégique dans l’économie pétrolière iranienne. Selon des informations rapportées en juin, l’île concentre environ 90 % des exportations de pétrole brut de l’Iran, ce qui explique son importance dans les scénarios évoqués par Washington.

À l’époque, Trump avait finalement renoncé à de nouvelles frappes prévues contre l’Iran après avoir affirmé que les discussions avec les dirigeants iraniens avaient progressé. L’Iran avait toutefois indiqué qu’aucun accord définitif n’avait été conclu.

Le pétrole au centre des tensions régionales

La nouvelle déclaration intervient alors que les perturbations énergétiques se sont aggravées dans le Golfe. Selon Reuters, le pétrole Brent dépassait récemment les 107 dollars le baril, tandis que les attaques contre des infrastructures saoudiennes et les tensions autour du détroit d’Ormuz alimentaient les craintes sur l’approvisionnement mondial.

Le détroit d’Ormuz reste particulièrement stratégique pour le marché mondial : avant la guerre, il assurait le passage d’environ un cinquième des volumes mondiaux de pétrole.

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