La Chine fixe une « ligne rouge » aux États-Unis avant le sommet entre Xi et Trump

La rencontre prévue le 24 septembre à Washington entre Donald Trump et Xi Jinping serait compromise si les États-Unis approuvaient un nouveau paquet d’armes destiné à Taïwan. Selon des sources citées le 12 septembre par The Telegraph, Pékin aurait fixé une véritable ligne rouge à Washington : un feu vert à cette vente entraînerait l’annulation du sommet.

La question taïwanaise reste l’un des principaux points de friction entre la Chine et les États-Unis, malgré la trêve commerciale conclue en octobre 2025 entre les deux pays. La visite de Xi Jinping à la Maison-Blanche, confirmée par Washington pour le 24 septembre, doit marquer la deuxième rencontre de l’année entre les deux dirigeants après leur sommet de Pékin des 14 et 15 mai. C’est dans ce cadre de rapprochement encore fragile que l’avertissement rapporté par le quotidien britannique vient rappeler la centralité du dossier taïwanais dans la relation bilatérale.

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Un paquet d’armement de 14 milliards de dollars en suspens

Le contrat visé serait celui, évalué à environ 14 milliards de dollars, en préparation depuis le printemps 2026. D’après des sources parlementaires américaines, il inclurait des missiles Patriot PAC-3 ainsi que des systèmes de défense antiaérienne NASAMS, complétés par une enveloppe supplémentaire de 6 milliards de dollars consacrée à des équipements dits « asymétriques ».

Le 4 août, l’élu républicain Michael McCaul avait indiqué s’attendre à ce que Donald Trump transmette prochainement ce dossier au Congrès, le qualifiant de suite logique au précédent contrat de 11,1 milliards de dollars approuvé en décembre 2025 — lequel comprenait des lance-roquettes HIMARS, des missiles antichars Javelin, des obusiers et des munitions rôdeuses. Début juin, le secrétaire d’État Marco Rubio avait précisé devant le Congrès que ce paquet de 14 milliards de dollars n’était pas gelé mais restait « en cours d’examen » au sein de l’administration.

Une position chinoise constante depuis des décennies

Pékin considère Taïwan comme une province destinée à revenir sous son autorité, sans exclure le recours à la force, tandis que Taipei rejette toute revendication de souveraineté chinoise sur l’île démocratique. Washington reste, depuis l’adoption du Taiwan Relations Act par le Congrès en 1979, dans l’obligation légale de fournir à l’île les moyens de sa défense, en l’absence de toute relation diplomatique officielle avec elle.

Lors du sommet de mai à Pékin, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait déjà transmis, au nom de Xi Jinping, un avertissement à Donald Trump : si la question taïwanaise était mal gérée, la relation bilatérale connaîtrait des heurts, voire des conflits, mettant en péril l’ensemble des rapports entre les deux pays.

Une visite déjà minutieusement préparée

Les préparatifs de la venue de Xi Jinping se poursuivent malgré cette tension : le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu s’est entretenu à Washington avec le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau ainsi qu’avec Ivan Kanapathy, responsable Asie au Conseil de sécurité nationale, afin de finaliser l’itinéraire du dirigeant chinois. Ce dernier n’assistera pas à l’Assemblée générale des Nations unies, qui se tient à New York du 22 septembre, et se rendra directement à Washington le 23 septembre au soir pour des discussions prévues le lendemain.

1 réflexion au sujet de « La Chine fixe une « ligne rouge » aux États-Unis avant le sommet entre Xi et Trump »

  1. La ligne rouge de Pékin est déjà compromise, car Trump n’abandonnerait pas 14 milliards de dollars qui pourraient faire grossir la trésorerie américaine au détriment des pourparlers politiques.

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