Bernard Verley n’est plus. L’acteur est mort le 27 septembre 2026 à son domicile de Tréguier, en Bretagne, à 86 ans. Ses proches ont fait connaître la nouvelle à l’AFP le lendemain. Les circonstances de sa mort n’ont pas été précisées. Originaire de Lille, où il était né en 1939, il avait fréquenté l’école des Beaux-Arts avant de monter sur les planches du Théâtre national populaire, dirigé alors par Jean Vilar.
Buñuel, Rohmer, Godard : un acteur au service des grands auteurs
Son nom entre dans l’histoire du cinéma dès 1969, quand Luis Buñuel lui confie le Christ dans La Voie lactée. Le cinéaste espagnol le rappelle en 1974 pour Le Fantôme de la liberté. Entre-temps, en 1972, Éric Rohmer lui offre le premier rôle de L’Amour l’après-midi, film qui referme sa série des « Contes moraux ». À l’écran, sa partenaire est sa propre épouse, Françoise Verley. Suivent des collaborations avec Jean-Luc Godard pour Hélas pour moi, Claude Chabrol pour Au cœur du mensonge, Claude Miller pour Le Sourire, Tonie Marshall et Pascale Ferran, dont Lady Chatterley lui offre le rôle de Sir Malcolm.
Au milieu des années 1970, il s’éloigne des tournages pour produire des films. Cette parenthèse dure environ neuf ans, avant son retour devant la caméra dans les années 1990. Il touche le grand public à la fin de sa carrière. Dans Grâce à Dieu, de François Ozon, il incarne le père Bernard Preynat, le prêtre dont les agissements sur de jeunes scouts sont au cœur du film. Plusieurs médias rangent ce rôle parmi ses interprétations les plus dérangeantes. Il avait aussi joué Victor Hugo dans Rodin, de Jacques Doillon.
Il apparaissait également à la télévision : dans Avocat d’office à la fin des années 1990, puis dans Capitaine Marleau et Dix pour cent. Son frère, Renaud Verley, est lui aussi acteur.
