Lors du grand entretien accordé à la presse dimanche 27 septembre 2026, le président burkinabè Ibrahim Traoré a été interrogé sur la possibilité de créer une monnaie confédérale pour les pays de l’AES. Il a invité à « rester à l’écoute », tout en précisant qu’aucun calendrier n’était arrêté.
La monnaie commune de l’Alliance des États du Sahel (AES) revient au centre des interrogations. Ibrahim Traoré a été directement interpellé sur cette perspective lors du grand entretien accordé à la presse dimanche 27 septembre 2026, diffusé par la télévision publique burkinabè.
La question portait sur les différentes initiatives engagées par l’AES, notamment la mise en place de la banque confédérale, des médias de l’organisation et de la force unifiée. Les journalistes ont demandé au président burkinabè s’il fallait également s’attendre à la création d’une monnaie confédérale pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger. La réponse du chef de l’État a entretenu le suspense sans constituer une annonce officielle.
« Vous restez à l’écoute et vous verrez », a répondu Ibrahim Traoré.
Interrogé par la journaliste sur un éventuel timing, Ibrahim Traoré a simplement répondu : « Non, non, parce que c’est, comment je vais dire, il y a aussi une monnaie en cours, au niveau de l’IOMOA, vous n’êtes pas sans savoir ça, et on suit, on verra, voilà».
Une question déjà posée en mai 2025
En mai 2025, lors de son déplacement officiel en Russie, il avait accordé une interview à RT. Interrogé sur le volet économique et sur la question de savoir si la création d’une devise propre à l’AES était toujours à l’ordre du jour, il avait répondu par l’affirmative.
« Oui. C’est à l’ordre du jour forcément. Le processus continue », avait déclaré le président burkinabè. Il avait toutefois ajouté qu’il restait « beaucoup de choses » à régler avant d’aboutir à une telle monnaie. Il avait directement associé la question monétaire à celle de la souveraineté à cette occasion : « Si on parle de souveraineté, on a forcément besoin de cette souveraineté. C’est impératif. »
La nouvelle déclaration du 27 septembre apporte donc surtout un nouvel élément au discours des dirigeants de l’Alliance : la perspective d’une monnaie propre aux trois États reste évoquée, mais aucune échéance publique n’est annoncée à ce stade.
