RDC : un crash d’avion à Kenge décime la direction de la justice militaire

Un avion transportant de hauts responsables de la justice militaire de la République démocratique du Congo (RDC) s’est écrasé vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango. Dix-sept personnes ont péri, selon le bilan communiqué par les autorités provinciales après une première estimation de 13 morts.

Le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC), figurent parmi les victimes. Les FARDC ont confirmé leur décès ainsi que celui de plusieurs membres de la délégation qui voyageaient avec eux.

Un vol entre Kikwit et Kinshasa

L’appareil avait quitté Kikwit et devait rejoindre Kinshasa après une mission de service. Il a chuté dans le quartier Manzawu, à Kenge, avant d’être détruit par un incendie. Les premières informations diffusées localement indiquaient que l’équipage aurait rencontré des difficultés en vol. Les circonstances précises restent toutefois à établir. Le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, a expliqué que les autorités ne disposaient pas encore de suffisamment d’éléments pour déterminer la cause de l’accident.

Le nombre de victimes a également été précisé plusieurs heures après le crash. Treize décès avaient d’abord été annoncés. Les autorités provinciales ont ensuite indiqué que quatre autres corps avaient été comptabilisés, portant le bilan à 17 morts.

Deux hauts responsables de la justice militaire tués

Joseph Mutombo Katalayi Tiende dirigeait la Haute Cour militaire, juridiction compétente pour juger certaines affaires concernant les membres des forces armées et les hauts responsables militaires. Quelques mois avant sa mort, il avait présidé la formation chargée d’examiner l’affaire visant le lieutenant-général Philémon Yav Irung, poursuivi pour trahison.

Lucien-René Likulia Bakumi dirigeait pour sa part l’Auditorat général des FARDC. Félix Tshisekedi l’avait nommé à cette fonction en 2021, après le décès de son prédécesseur Timothée Mukuntu. Son rôle le plaçait à la tête du ministère public au niveau de la justice militaire congolaise. La disparition des deux officiers généraux prive ainsi simultanément la Haute Cour militaire de son premier président et l’Auditorat général de son responsable.

Les causes du crash restent à déterminer

Les autorités congolaises ont ouvert des investigations afin d’établir les circonstances de l’accident. Dans les heures qui ont suivi le crash, aucune cause officielle n’avait encore été communiquée et les recherches devaient permettre de recueillir les éléments techniques disponibles sur l’appareil.

Lors du Conseil des ministres organisé vendredi à Kinshasa, Félix Tshisekedi a rendu hommage aux victimes et présenté ses condoléances à leurs proches. Le gouvernement a indiqué que le ministère de la Défense devait apporter des précisions supplémentaires sur le drame. L’enquête devra déterminer la nature des difficultés rencontrées pendant le vol et les raisons pour lesquelles l’appareil s’est écrasé à Kenge.

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