Sarah Saldmann a annoncé, lundi 14 septembre 2026, la fin de sa collaboration avec CNews et Europe 1. Dans un communiqué publié sur X, l’avocate justifie son départ par « l’importance prise aujourd’hui par le média Frontières », qu’elle juge incompatible avec ses convictions. La rupture intervient trois mois après un échange tendu avec Pascal Praud sur ce même sujet, lors de l’émission « L’Heure des pros 2 » du 3 juin 2026 — un différend qui semblait déjà annoncer la séparation d’aujourd’hui.
Un départ présenté comme mûrement réfléchi
Selon le communiqué de Sarah Saldmann, la décision ne résulte d’aucun conflit direct avec les deux antennes du groupe de Vincent Bolloré. « Cette décision est mûrement réfléchie », écrit-elle, précisant que cette collaboration lui a « beaucoup appris, tant sur le plan professionnel qu’humain ». Elle indique vouloir désormais opérer des choix cohérents avec ses priorités et la suite de son parcours professionnel. Ce positionnement tranche avec les déclarations passées de l’avocate, qui avait publiquement salué la liberté éditoriale offerte par le groupe Bolloré.
Le rapprochement Lagardère-Frontières en toile de fond
Le calendrier de l’annonce coïncide avec un mouvement capitalistique récent : dix jours avant le départ de Sarah Saldmann, Lagardère News a pris une participation de 25% dans le capital de Frontières, le média fondé par Erik Tegnér. Cette opération resserre les liens entre Frontières et l’écosystème CNews-Europe 1, où le média est de plus en plus visible et cité.
Frontières est devenu ces derniers mois un point de friction au sein des antennes du groupe Bolloré. L’échange du 3 juin entre Sarah Saldmann et Pascal Praud, survenu lors d’une discussion sur les violences ayant suivi une victoire sportive, avait déjà mis en évidence des désaccords internes sur la place accordée à ce média dans le traitement de l’actualité.
Une trajectoire vers une nouvelle étape
Sarah Saldmann conclut son communiqué en évoquant l’ouverture d’un « nouveau chapitre », sans détailler ses projets futurs. Elle avait construit, au fil de plusieurs années de chroniques régulières, une notoriété médiatique étroitement associée aux plateaux de CNews et à l’antenne d’Europe 1.
Le départ de la chroniqueuse relance les interrogations sur l’influence croissante de Frontières dans le paysage audiovisuel français, à mesure que ses liens capitalistiques et éditoriaux avec les grands groupes de médias se multiplient.
