À l’approche du Clásico, dimanche 25 octobre au Camp Nou, à Barcelone, Joan Laporta multiplie les attaques. Dans des propos accordés à L’Équipe ce 19 octobre, il accuse le Real Madrid d’avoir perdu sa crédibilité et affiche son indifférence face à l’arrivée de Kylian Mbappé au Bernabéu.
Sur le terrain, le Barça domine la Liga : neuf victoires en neuf journées, soit 27 points sur 27 possibles. Le Real Madrid, vainqueur 4-1 du Séville FC dimanche grâce notamment à un doublé de Mbappé, compte 21 points et occupe la troisième place, derrière l’Atlético (22 points), à six longueurs du leader.
Un duel verbal avant le match
Interrogé sur Mbappé, le président blaugrana a livré une image sans détour : « On ne peut pas avoir plus d’un coq dans le même poulailler, cela ne fonctionne jamais. » Pour lui, la réussite d’une équipe passe avant tout par le collectif : « La priorité au football, c’est le collectif et l’esprit d’équipe. Si cela fait défaut, le projet ne fonctionnera pas. » Il a aussi pointé les dépenses du club madrilène : « Ils ont dépensé des sommes colossales pour recruter de nombreux joueurs à des prix très élevés, mais ils n’ont pas obtenu les résultats attendus. »
Laporta oppose cette stratégie à celle du Barça qui est fondée selon lui, sur « de grands talents », des joueurs issus de La Masia et d’autres venus de cultures footballistiques différentes. Il a affirmé que son équipe gagne et vise tous les titres : « Nous gagnons et nous jouons la victoire sur tous les titres. »
Le président du Barça affirme que le Real Madrid tente de détourner l’attention et de justifier ses choix « par tous les moyens », notamment dans l’affaire Negreira. « Ils veulent détourner l’attention, mais il n’y a rien. Ils n’ont plus aucune présence dans les institutions », a-t-il martelé.
Dans des propos, il est allé plus loin : « Le Real Madrid a perdu sa crédibilité, aussi bien sur le plan institutionnel que sportif. » Il a ajouté qu’il n’existe plus aucune relation entre les deux clubs : « Il n’y a plus aucune relation d’aucune sorte. Je peux même dire que nous sommes désormais face à face. »
