Bally Bagayoko cible Trump après ses propos sur les mobilisations lycéennes

Le maire de Saint-Denis renvoie Donald Trump à son bilan américain. Bally Bagayoko, élu de La France insoumise en Seine-Saint-Denis, a répondu sur X au président des États-Unis, qui avait imputé le mouvement lycéen en France à l’islam et à l’immigration dans un message publié mardi 6 octobre sur Truth Social. « Personne n’a besoin de son avis, vu son bilan lamentable aux USA », écrit l’édile. L’échange survient alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu qualifie ces manifestations scolaires de plus violentes depuis des décennies.

Dans son message, Trump a affirmé que « ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle ». Il a ajouté : « Il ne s’agit pas des écoles, il s’agit de l’islam qui veut s’emparer d’un pays autrefois grand ! » D’après The New Arab, il n’a avancé aucune preuve, alors que les revendications des lycéens portent sur la vétusté des bâtiments, le manque d’enseignants, les classes surchargées et le financement de l’éducation.

« Nous sommes le peuple vivant »

Bally Bagayoko ouvre son message par une question : « Qui a sonné Trump sur les mobilisations lycéennes ? » Il enchaîne en visant la classe politique française : « Pendant qu’une nouvelle France émerge pour affronter enfin les défis du siècle, la droite et l’extrême-droite rabâchent leurs névroses et rêvent d’un ICE à la française. »

Il conclut sur une phrase de ralliement : « Nous sommes le peuple vivant. » Bally Bagayoko, 52 ans, a pris en mars la mairie de Saint-Denis, deuxième ville d’Île-de-France avec environ 150 000 habitants, dès le premier tour des municipales. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait déjà réagi aux propos de Trump. En effet, il avait mis en garde contre le risque de laisser d’autres pays écrire le récit du mouvement à la place de la France.

Mardi, le ministère de l’Intérieur a compté plus de 250 000 manifestants dans le pays, contre 450 000 selon les organisateurs. Il a recensé 488 interpellations et 43 policiers blessés. Selon le ministère de la Justice, plus de 1 800 personnes sont poursuivies, dont 1 483 mineurs. Le syndicat lycéen affirme que plus de la moitié des quelque 3 700 lycées du pays étaient bloqués ou fermés.

2 commentaires sur « Bally Bagayoko cible Trump après ses propos sur les mobilisations lycéennes »

Laisser un commentaire