Douze spécialistes en contrôle qualité et assurance qualité des médicaments et autres produits de santé ont été mis sur le marché de l’emploi au Bénin. La première promotion de ce Master a reçu ses diplômes le lundi 26 octobre 2026. Au cours d’une cérémonie organisée à la Salle rouge du Palais des Congrès, les parchemins ont été remis aux pratiquants de cette nouvelle expertise destinée à renforcer la sécurité sanitaire et la protection des populations.
En effet, les diplômés sont issus de plusieurs domaines. Il s’agit de la biologie, de la chimie et de la pharmacie. Ils sont aptes pour vérifier la conformité des produits de santé mis à la disposition des consommateurs. Leur mission est de contribuer à la prévention des risques liés aux médicaments et autres produits non conformes, dont l’utilisation peut compromettre la santé des patients.
Selon les explications du professeur Archille Yemoa, coordonnateur du Master, cette formation répond à un besoin identifié sur le terrain. « Nous sommes partis d’un constat sur le terrain, qui révèle que nous avons besoin de spécialistes du contrôle qualité de nos produits », a-t-il expliqué. Il s’agit d’une filière qui est portée par la Faculté des Sciences de la Santé. La formation comble ainsi un déficit de compétences au Bénin et dans la sous-région.
Comme débouchés, les 12 spécialistes pourront exercer dans les industries pharmaceutiques, agroalimentaires et cosmétiques. Ils pourront également intervenir au sein des structures chargées de la régulation.
Des compétences au service de la santé publique
Au cours de la cérémonie, le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Charlemagne Igué, a rappelé aux nouveaux diplômés la portée de leur mission. Il les a invités à mettre leurs compétences au service de l’humanité et à contribuer à la préservation de la vie.
Parrain de la promotion, le ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin, a insisté sur les exigences liées à leur futur exercice professionnel. Il a notamment appelé les récipiendaires à faire preuve d’éthique, de rigueur et d’empathie envers les patients. Le ministre les a également exhortés à privilégier le travail en équipe et à se conformer aux textes qui encadrent leurs professions.